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Projets routiers

Le ministre Gaudreault se fait rassurant

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Photo Jean-François Desgagnés

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Les projets de travaux routiers qui ont été annoncés sous le règne de Jean Charest ne sont pas "compromis", assure le nouveau ministre des Transports, contrairement aux prétentions des libéraux.

Sylvain Gaudreault a voulu calmer le jeu, mercredi, à la suite de la sortie de la critique libérale aux Transports Julie Boulet, qui anticipe l'avortement de projets "d'une importance capitale" suivant l'élection du PQ.

Mme Boulet s'appuyait sur les déclarations du ministre qui a lui-même allumé le feu, en affirmant qu'il s'engageait à augmenter le pourcentage des investissements dédiés au transport collectif dans le Plan québécois des infrastructures.

Une déduction s'imposait: la part consacrée aux travaux sur les routes sera inévitablement diminuée. C'est la lecture qu'en ont fait plusieurs observateurs et les libéraux. Mais le ministre Gaudreault soutient qu'il n'en est rien. Aucun projet routier n'en souffrira, a-t-il fait valoir, mercredi, à l'entrée de la réunion du conseil des ministres.

"Il n'y a rien de compromis au moment où je vous parle. Il ne faut pas juste voir ça comme un vase communicant. On peut être créatifs, il y a toutes sortes de manières de financer le transport collectif, alors c'est là-dessus qu'on planche", a-t-il précisé.

"Mon bureau est en haut de cette tour (le Delta) alors j'ai une vue sur tous les axes autoroutiers de Québec. À tous les matins je suis préoccupé par les questions de congestion routière. On a un programme d'investissements en infrastructures routières de 24 milliards d'ici 2016 (et) il n'est pas question de reculer là-dessus, de reculer sur les routes. Contrairement aux libéraux, nous, on a une vision qui est beaucoup plus large pour le transport."

Échangeur Turcot

Selon le ministre, les usagers de la route n'auraient donc aucune raison de s'inquiéter pour les projets d'élargissement de l'autoroute Henri-IV à Québec ou encore la reconstruction de l'échangeur Turcot, que le gouvernement Marois souhaite même "bonifier", tout en évitant de "refaire un CHUM" avec ce dossier.

"On est en train d'étudier toutes les possibilités, mais on veut essayer de faire en sorte que l'échangeur Turcot devienne un projet digne du 21e siècle. On regarde les possibilités, mais pour le moment, il est trop tôt pour le dire", a renchéri le ministre de l'Environnement Daniel Breton.

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