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Peine capitale

« Pas de logique derrière ça »

Pas de logique derrière ça
photo afp Activistes militant contre la peine de mort, à l’occasion d’un die-in organisé proche de l’ambassade des États-Unis, à Paris, le 2 juillet 2005.

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Marina Nemat a été arrêtée à 16 ans pour avoir parlé contre le gouvernement iranien. Elle a été mise en prison, puis torturée, violée et condamnée à mort. Elle a réussi à sortir de cette situation grâce à son gardien de prison qui a fait diminuer sa peine, en échange de quoi elle devait l’épouser. Elle est aujourd’hui Canadienne et parle contre la peine de mort.

Aujourd’hui a lieu le die-in d’Amnistie internationale dans les rues de Montréal pour revendiquer l’abolition de la peine de mort et de la torture. Au Canada, où la peine de mort a été abolie en 1976, on pourrait croire que le débat est dépassé, mais le témoignage de Marina Nemat et la ­situation des cinq Canadiens ­actuellement condamnés à mort en Iran, aux États-Unis et en Arabie saoudite rappellent que ce ­sujet demeure une réalité.

Question -  Pourquoi sent-on le besoin de revenir sur le sujet de la peine de mort chaque année au Canada?

Réponse - La majorité de la population canadienne estime que la peine de mort est attribuée aux criminels qui ont fait un acte atrocement mauvais. On a l’impression que ça sert le droit. Par comparaison, en Iran, quelqu’un qui n’est pas d’accord avec le gouvernement peut être ­exécuté. Être en faveur de la peine de mort, c’est vouloir éradiquer les crimes. Il n’y a pas de logique derrière ça.

Question -  Quels sont les sentiments qui nous traversent lorsqu’on apprend que l’on va mourir exécuté?

Réponse - Lorsqu’on apprend que certains se sont assis et ont réfléchi à votre meurtre au nom de la justice, c’est inimaginable. Vous avez des sentiments qui vous traversent comme la peur, le désespoir, la colère, la frustration, la tristesse, la douleur...

Question -  Qu’est-ce qui explique que le Canada ne veut pas rapatrier les cinq Canadiens condamnés à mort en Iran, aux États-Unis et en Arabie saoudite?

RSelon la charte des droits et libertés et selon les lois canadiennes, chaque citoyen a le droit d’être rapatrié et d’être réhabilité. Nous devrions tous être égaux devant la loi, mais parfois à cause de la colère ou d’une opinion personnelle, ces citoyens canadiens dispersés dans le monde deviennent la patate chaude, la chose controversée.

marina nemat
Ex-condamnée
Selon un sondage d’Angus Reid en 2010, 69 % des Québécois étaient en faveur de la peine de mort dans le cas d’un meurtre commis.
Quelque 18 750 personnes demeuraient sous le coup d’une condamnation à mort à la fin de 2011.
Quatre pays exécutent 99 % des peines de mort: l’Iran, l’Irak, le Yémen, l’Arabie saoudite.
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