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Hôpitaux psychiatriques

Les «drogues de rue» entrent facilement

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Un patient sur dix consomme des stupéfiants ou d'autres «drogues de rue» en plus de sa médication à l'Institut universitaire de santé mentale de Québec, a rapporté TVA Nouvelles, mardi.

Pourtant, en théorie, les 200 patients psychiatrisés de l'ancien Centre hospitalier Robert-Giffard sont soumis à la tolérance zéro pour ce qui concerne la consommation et le trafic de drogues.

«Comme dans la société, il y a effectivement présence de drogues de rue et de tout autre type de drogues dans notre établissement», a confirmé le Dr Pierre Laliberté, directeur des services professionnels de l'hôpital.

L'hôpital psychiatrique n'est plus la prison d'autrefois. On y circule librement, les patients sont en contact avec leur famille et leurs amis, ce qui peut faciliter l'approvisionnement en stupéfiants.

«Ça peut être des gens qu'ils connaissent et qui sont fournisseurs de drogues, mais ça peut être aussi des patients qui ont des autorisations de sortie et qui s'approvisionnent en ville, dans la société, et qui ramènent des substances psycho-actives, des drogues, dans notre milieu», a développé le Dr Laliberté.

«On a vu des situations où des personnes déchiraient les moustiquaires pour faire descendre des fils. Et il y avait des gens, en bas, qui attachaient de la drogue», a même raconté Louise Marchand, chef d'unité.

Ce qui circule entre les murs de l'Institut, ce sont surtout les drogues de rue, comme les speeds, les amphétamines, tous des psychostimulants. Mais il y a aussi du Ritalin et de la marijuana.

Or, ces patients sont sous médication. La consommation d'un simple joint de marijuana peut compliquer considérablement leur traitement.

Le patient qui consomme retarde sa sortie de l'hôpital et sa réintégration dans la société, selon le Dr Laliberté. «On a des usagers ici, par exemple, qui peuvent consommer un seul joint et devenir très, très très agressifs», a-t-il illustré.

Le personnel de soins fait du dépistage par des prises de sang et des tests d'urine quand il soupçonne un patient de consommer. D'ailleurs, il y a des signes qui ne trompent pas, selon Louise Marchand. «Les personnes vont avoir les pupilles dilatées. Elles vont être plus agitées. Elles vont circuler beaucoup», a-t-elle précisé.

Mais le contrôle du personnel ne suffit pas pour empêcher la circulation de drogues, admet Mme Marchand. Les consommateurs psychiatrisés ont des trucs et peuvent déjouer facilement la vigilance des soignants.

«La drogue peut être dans leurs bas de pantalon de jeans, dans les coutures, dans un “rasta” de leur coiffure», a-t-elle ajouté.

 

 

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