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Santé mentale

De malade à pair aidant

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«Je suis diplômé de l’école de la folie», aime à dire Luc Vigneault, qui, de patient schizophrène sans espoir de guérison, est devenu pair aidant auprès des usagers de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

«Je suis diplômé de l’école de la folie», aime à dire Luc Vigneault, qui, de patient schizophrène sans espoir de guérison, est devenu pair aidant auprès des usagers de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

«Il y a 20 ans, personne n’aurait parié sur ma vie de malade. Je prenais 32 pilules par jour et je dormais quinze heures par jour. La maladie mentale, c’est d’abord un drame humain épouvantable», exprime M. Vigneault.

Le rétablissement repose, selon lui, sur deux piliers fondamentaux : l’espoir et l’appropriation du pouvoir d’agir.

Luc Vigneault rêvait d’être député, tout en se disant que personne ne voterait pour un schizophrène.

«Un intervenant m’a demandé ce que j’aimerais faire dans la vie. J’ai alors dit : conseiller politique. L’intervenant a cru en moi, malgré que j’étais sale et malade.

«Cela m’a mis en action. Au lieu de me bercer, je suis allé suivre une formation. Grâce à un plan de traitement axé sur mon projet de vie, j’ai atteint mon objectif : je suis consultant et pair aidant», raconte-t-il.

Stigmatisation

Même si des personnalités connues sont sorties du placard afin de parler publiquement de leur maladie mentale, beaucoup reste à faire cependant, afin de briser les tabous, constate M. Vigneault.

«Celle-ci est stigmatisée jusque dans ses racines profondes», déplore-t-il.

La psychiatre Karine Paquet fait le même constat. «La perception de la société amène un sentiment de honte chez la personne souffrant d’un trouble mental, ce qui nuit au rétablissement. La maladie mentale, cela fait peur. C’est plus abstrait qu’une jambe cassée», image la Dre Paquet.

 

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