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La leçon de SharQc

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Juger tous ces accusés risque d'être une tâche ardue. Il y a fort à parier qu'on envisage d'emprunter la voie de mégaprocès. Or, l'expérience récente a montré des impairs: on se souviendra la libération de 31 Hells Angels du projet SharQc, en juin dernier, parce que le système judiciaire n'avait pas la capacité de prendre en charge tous ces dossiers. Qu'en sera-t-il dans le présent cas?

Les mégaprocès sont en augmentation constante au pays. Sur le plan juridique, cela devient complexe: les enquêtes sont longues, la divulgation de la preuve lourde.

Dans un monde idéal, on doit s’assurer que les accusés soient jugés dans des délais raisonnables, notamment lorsque les accusés sont privés de leur liberté.

Si les mégaprocès permettent de faire des économies de coûts et n'imposent pas aux témoins de venir à la barre à plusieurs reprises, d'un autre côté on compte plusieurs désavantages: la durée du procès, la difficulté de constituer un jury, le nombre de verdicts à rendre, la quantité de preuve à analyser, etc.

La décision appartiendra au Directeur des poursuites criminelles et pénales de voir à naviguer efficacement au travers les embuches et éviter les écueils du passé.

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