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400 millions de moins

Le ministre Réjean Hébert assure qu’il n’y aura pas de réduction de services aux patients

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Des compressions de 400 millions $ sont à prévoir en santé d’ici à la fin de l’année fiscale pour que les cibles budgétaires soient respectées, a appris le Journal.

Des compressions de 400 millions $ sont à prévoir en santé d’ici à la fin de l’année fiscale pour que les cibles budgétaires soient respectées, a appris le Journal.

Le gouvernement Marois a découvert un trou de 1,6 milliard $ dans les finances publiques lorsqu’il a pris le pouvoir. Plus gros poste budgétaire de l’État québécois, la santé est évidemment appelé à fournir un effort important pour combler ce manque à gagner.

D’ici au 31 mars 2013, «l’effort qui est demandé en santé, c’est 400 millions, dont 80 millions dans le réseau d’établissements», a confirmé au Journal la directrice générale de l’Association québécoise d’établissements de santé et services sociaux, Lise Denis.

Le gouvernement veut notamment réduire de 30 millions $ les projets régionaux des agences de santé et d’environ 50 millions $ le financement des chirurgies excédentaires. Pour le ministre Réjean Hébert, cette compression de 50 millions ne fait que mettre fin à une double tarification.

«Les hôpitaux continueront d’avoir des sommes supplémentaires pour chaque chirurgie qui sera faite, mais dans ces sommes, il y a une partie qu’on finance deux fois. Alors, on va enlever la partie administrative et la partie de soutien qui est déjà dans le budget de l’hôpital», a-t-il dit hier à l’Assemblée nationale.

Médicaments

Le coût des médicaments est également dans la mire du ministre de la Santé. «Il y a des économies substantielles à réaliser dans ce secteur budgétaire», a soutenu M. Hébert. Le ministre assure du même souffle que les services aux patients ne seront pas touchés par toutes ces compressions, vision que ne partage pas la dg de l’AQESSS.

Elle craint «qu’il n’y ait un impact sur les services aux patients», plus particulièrement au niveau des «délais». L’impact ne se fera pas seulement sentir sur le plan administratif, prévient Mme Denis.

«Ces chirurgies (excédentaires) ont été financées parce qu’on voulait libérer nos listes d’attente et il y a eu traditionnellement depuis les dernières années des montants accordés pour ouvrir des salles supplémentaires, engager des équipes supplémentaires, faire travailler le monde à des heures différentes», précise-t-elle.

Ces craintes ont également été exprimées par les partis d’opposition. «Il est évident que ce gouvernement du Parti québécois veut en faire payer le prix aux patients du Québec», a scandé le député libéral Yves Bolduc. Le chef caquiste François Legault a demandé pour sa part à être rassuré. «Les patients vont être traités dans des délais raisonnables; il n’y a pas de coupure», a rétorqué le ministre Réjean Hébert.

 

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