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Environnement | Québec

Tempêtes rouges à répétition

Des résidents de la Rive-Sud ont été témoins de plusieurs nuages de poussière

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Des citoyens de la ville de Lévis ont été témoins de tempêtes de poudre rouge à répétition, qui leur ont masqué totalement la vue sur Québec cet été.

Des citoyens de la ville de Lévis ont été témoins de tempêtes de poudre rouge à répétition, qui leur ont masqué totalement la vue sur Québec cet été.

L’émission de poussière rouge vécue à Limoilou le 26 octobre dernier ne serait pas unique. Marc Dumas réside avec sa femme à Lévis, tout juste devant l’entreprise Arrimage Québec. Ils ont pris l’habitude de vivre avec cette poudre rouge.

Plusieurs fois l’été dernier, ils ont été témoins de tempêtes de poussière rouge se rendant parfois chez eux. «On en a vu une dizaine de fois, et quelquefois, il y avait de la poussière jusque dans notre maison», a laissé tomber M. Dumas.

La poussière a traversé le fleuve aidée par des bourrasques. «Dans notre chambre, on a des moustiquaires, mais, à l’intérieur, la table blanche est quelquefois remplie de poussière rouge, a avoué M. Dumas. Il ne comprend pas qu’un seul épisode de poussière rouge ait été répertorié. «Lorsque ça arrive, c’est pas mal tout le temps rouge», a-t-il mentionné. 

C’est au moment où de grands vents se levaient que les épisodes de poussière dans l’atmosphère ont été remarqués, surtout lors des veilles d’orage. «Souvent, tu vois le vent s’en venir, mais une fois que tu es dedans, tu ne le sens pas. C’est après qu’il y a de la poudre sur les chaises.»

La ville cachée

Le 5 août dernier, vers 16 h 45, une énorme bourrasque a complètement fait disparaître la ville de Québec. Marc Dumas a immortalisé à l’aide de son téléphone cellulaire cet événement qui a duré près de cinq minutes. «De la poussière comme ça, on en a vu lever souvent, a-t-il avancé. Mais là, c’était majeur. On ne voyait plus du tout Québec. 

Le propriétaire affirme douter des méthodes utilisées par le Port à la suite de cet énorme mur rouge aperçu au début d’août. «C’est remarquable parce qu’il pleuvait cette journée-là et ça levait pareil. Ils disent que le système pour arroser la poudre ne marchait pas ce jour-là, a-t-il relaté. Le système n’a pas fonctionné de l’été, car on en a vu en mai, en juin, en juillet et en août aussi.»

Selon le couple, il est anormal de vivre ce genre de situation. «On a habité, avant d’être ici, à côté du chantier maritime et on n’a jamais eu de la saleté comme ça.» Il pensait que cette situation était normale jusqu’à ce qu’il lise un article à ce sujet dans le Journal. «Au début, on n’en faisait pas de cas parce que l’on pensait que c’était normal. Sauf lorsqu’on a vu le nuage venir vers nous autres, on ne voyait plus Québec.»

Sans être apeuré, il n’a pas cru bon de porter plainte parce que les gens de Québec ont été beaucoup plus touchés que lui et ne faisaient rien. «Avec le vent nord-est, le monde de Limoilou, ça doit être l’enfer», a-t-il avoué. 

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