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Victime d’enlèvement:Gilles Thériault raconte

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Le bijoutier Gilles Thériault, de La Sarre, se remet graduellement des séquelles de l’enlèvement dont il a été victime, à la mi-octobre, et dit ne pas avoir craint pour sa vie lors de l’événement.

Le bijoutier Gilles Thériault, de La Sarre, se remet graduellement des séquelles de l’enlèvement dont il a été victime, à la mi-octobre, et dit ne pas avoir craint pour sa vie lors de l’événement.


«L’affaire a commencé quand je suis arrivé à mon appartement, vers 21 h 20, le jeudi 18 octobre, après avoir fermé mon magasin », a raconté le propriétaire de la Bijouterie Créations Gilles, le 23 novembre. « J’ai vu deux gars assis dans les marches de l’escalier du voisin, mais je n’ai pas fait attention. Quand je suis venu pour fermer la portière de mon véhicule, ils sont arrivés de chaque côté de moi  et m’ont dit  de ne plus bouger et de leur donner les clés de mon appartement et de ma bijouterie. »

« Je me suis alors chamaillé un peu avec eux », de poursuivre le marchand. « Ils n’étaient pas cagoulés. Je leur ai demandé pourquoi ils faisaient ça et m’ont dit qu’ils avaient un contrat ».

Menottes et sac sur la tête

Les malfaiteurs ont ensuite passé les menottes aux poignets de leur victime, ils l’ont poussée, tête première, dans son véhicule, et lui ont mis un sac sur la tête. Il se sont ensuite dirigés vers sa bijouterie située sur la 5e Avenue Est. «Un des gars m’a alors menacé de mort », de raconter M. Thériault. Il a dit « si tu ne me donnes pas les bonnes combines de tes coffres, tu vas avoir une balle de 38 entre les deux yeux dans 45 minutes. »

Leur plan échoue

Une fois rendus en face de la bijouterie, les bandits n’ont pu débarquer leur victime parce que des ouvriers travaillaient dehors, après l’édifice de la pharmacie Jean Coutu. « Ils ont viré de bord et m’ont amené dans le chemin de la Calamité », de rappeler M. Thériault. « Ils m’ont dit qu’ils allaient revenir dans 45 minutes et sont partis, mais ne sont pas revenus. J’ai réussi à m’enlever le sac sur la tête et à ouvrir le panneau de mon véhicule avec mes dents, puis je suis tombé par terre. »

Seul pendant 14 à 18 heures

Le bijoutier se trouvait sur un bout de chemin, à environ 3000 pieds de l’intersection avec le rang principal qui passe du côté nord de la rivière Desmeloizes.

« Je suis resté seul, étendu par terre et incapable de me relever parce que j’avais les poignets menottés durant 14 à 18 heures », de relater M. Thériault, soit du jeudi soir au vendredi après-midi ».

Sylvain Boucher son sauveteur

Un ami, Sylvain Boucher, qui se trouvait dans une maison située en face de l’endroit où les malfaiteurs l’avaient abandonné, mais de l’autre côté de la rivière, a soudainement aperçu son véhicule. Il s’est aussitôt rendu sur place et trouvé M. Thériault vers 14 h 30, le 19.

Moins une

«Il était temps qu’on me retrouve, a mentionné le bijoutier, car deux heures de plus et j’aurais eu les reins collés et les médecins auraient dû me couper les orteils ».

Hospitalisé cinq jours

Le commerçant a passé cinq jours à l’hôpital, dont quatre aux soins intensifs.

Pas peur pour sa vie

« Je n’ai pas eu peur de mourir », a-t-il affirmé en entrevue. « Je pensais juste à mes poignets car j’étais couché dessus et ça faisait très mal. »

Sécurité améliorée

M. Thériault, qui a recommencé à travailler, a installé de meilleurs équipements de sécurité pour se protéger.

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