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Les Saguenéens plus honnêtes

Le Journal a délibérément égaré 15 portefeuilles à Québec et à Saguenay

Les Saguenéens plus honnêtes
Photo Le journal de Québec édition saguenay—lac-st-jean, Roger Gagnon À titre de comparaison, les Saguenéens ont rapporté 80 % des portefeuilles trouvés, contre 20 % pour ceux égarés à Québec.

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Les résidents de Saguenay semblent plus honnêtes que leurs vis-à-vis de Québec lorsqu’ils découvrent un porte-monnaie abandonné dans un lieu public, a constaté le Journal.

Les résidents de Saguenay semblent plus honnêtes que leurs vis-à-vis de Québec lorsqu’ils découvrent un porte-monnaie abandonné dans un lieu public, a constaté le Journal.

Au cours des derniers jours, cinq portefeuilles, contenant chacun un billet de 20 $ et quelques pièces d’identité, ont volontairement été égarés par Le Journal de Québec édition Saguenay—Lac-Saint-Jean.

L’un a été placé dans les toilettes des hommes de l’hôpital de Chicoutimi, un autre a été laissé sur une étagère de la bibliothèque municipale du même arrondissement, alors qu’un troisième a été placé sur un banc du centre commercial Place du Royaume.

Dans le secteur de Jonquière, un porte-monnaie a été égaré à la Caisse Desjardins située sur la rue Saint-Dominique, tandis qu’un deuxième a été déposé sur une table de l’aire de restauration du centre ­commercial Place Centre-Ville.

À moins d’un mois de Noël, ce reportage visait à tester l’honnêteté des ­citoyens du Saguenay. Deux jours après avoir abandonné les portefeuilles, un seul manquait toujours à l’appel, soit ­celui qui avait été «oublié» à la Place Centre-Ville de Jonquière. Celui laissé à l’hôpital a, quant à lui, été retourné à la réceptionniste, sans aucune trace toutefois de ­l’argent qu’il contenait.

Quatre des cinq porte-monnaie disséminés à Saguenay ont donc été retournés à leur propriétaire. Il ne s’agit pas d’un score parfait, mais cela constitue un bien meilleur résultat que la situation observée à Québec. Dans la ­capitale, huit des dix portefeuilles laissés dans des lieux publics n’ont jamais été ­retournés au journaliste qui a mené une expérience semblable la semaine dernière.

La valeur de 20 $

«Je n’aurais pas été capable de le ­garder. Je me suis dit que c’était peut-être à un jeune étudiant. Vingt dollars ce n’est pas beaucoup d’argent, mais, pour quelqu’un dans le besoin, c’est important», mentionne Marjolaine Careau.

La dame n’a pas hésité à contacter le propriétaire du porte-monnaie qu’elle a trouvé à la Caisse Desjardins Saint-Dominique à Jonquière.

De son côté, la réceptionniste de ­l’hôpital de Chicoutimi était visiblement déçue de redonner un portefeuille vide à notre journaliste.

«J’essaie toujours de retrouver les ­propriétaires des objets perdus. C’est dommage que, dans ce cas-ci, il n’y ait plus d’argent. Ça prouve que tout le monde n’est pas honnête», constate la dame.

Penser à autrui

Ce n’était pas la première fois que Gaétan Lévesque ­retournait un bien à un étranger. «J’ai déjà trouvé un portefeuille avec 200 $ et plusieurs cartes de crédit dedans. J’ai tout de suite contacté le propriétaire pour le lui rendre. Il m’a offert 40 $, mais j’ai refusé, car si ça m’arrive, je vais être content», raconte l’homme.

Le quatrième et dernier porte-­monnaie retrouvé a été confié à la ­préposée de la bibliothèque municipale de Chicoutimi, Sara.

«Je ne suis pas étonnée que tout le contenu soit encore là. Ça arrive souvent que les membres nous donnent des objets qu’ils ont trouvés», soutient celle qui n’aurait jamais succombé à la tentation de conserver l’argent avant de remettre le portefeuille.

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