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Expulsé de deux longements

Menacé de poursuites

Les loyers impayés du ministre Daniel Breton reviennent le hanter

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Deux propriétaires lésés menacent de poursuivre en justice le ministre de l’Environnement, Daniel Breton, dans l’espoir de récupérer des milliers de dollars en loyer impayé.

Deux propriétaires lésés menacent de poursuivre en justice le ministre de l’Environnement, Daniel Breton, dans l’espoir de récupérer des milliers de dollars en loyer impayé.

En décembre 2009, Daniel Breton est condamné à être expulsé de son logement de la rue Adam, à Montréal, par la Régie du logement, parce qu’il a omis de payer son loyer durant treize mois. La preuve a démontré qu’il devait la somme de 6320 $, soit «le loyer des mois de novembre, décembre 2008 à décembre 2009», peut-on lire dans le jugement dont TVA et le Journal ont obtenu copie.

La Régie a ordonné «l’exécution provisoire, malgré l’appel, de l’ordonnance d’expulsion». M. Breton a aussi été condamné à payer la somme de 6320 $ au propriétaire, Berthier Dubé. Le ministre de l’Environnement n’a toujours pas remboursé M. Dubé. La somme due atteint maintenant près de 8000 $ et Berthier Dubé compte bien la récupérer.

«Des gens me disaient : rentre-lui tout de suite dedans. Mais il n’avait pas de job. Maintenant, c’est le bon moment», a affirmé M. Dubé au Journal. M. Breton dirigeait alors le groupe Maître chez nous - 21e siècle. Le curriculum vitæ montré sur le site du PQ précise qu’il était aussi «éditeur, coauteur» du livre Maîtres chez nous - 21e siècle. En 2009, le militant Breton a aussi été conférencier au Bengladesh.

M. Dubé rapporte que le logement était dans un état lamentable. Des centaines de bouteilles de vin vides avait été laissées sur place par M. Breton. D’autres objets dégoûtants ont aussi été trouvés sur place. «C’était crotté», a constaté le proprio.

Une autre condamnation

En juin 2005, la Régie du logement a ordonné une première fois l’expulsion de M. Breton d’un logement de la 4e Avenue, à Montréal, parce qu’il n’avait pas payé son loyer mensuel de 425 $ en mai. Depuis des mois, le propriétaire avait des difficultés à se faire payer.

Son chèque avait «rebondi», avait constaté William Eagan. Il a alors demandé la résiliation du bail, parce que M. Breton contrevenait à une première ordonnance. En effet, six mois après la signature du bail, le tribunal administratif lui avait ordonné de payer son loyer le premier jour de chaque mois.

En plus de l’expulsion du mauvais payeur et de la résiliation du bail, la Régie a condamné M. Breton à payer à M. Eagan la somme de 425 $, plus les intérêts. M. Eagan ne savait pas où trouver son locataire, mais il tient à revoir la couleur de son argent. «Je vais peut-être le poursuivre maintenant que je sais où il est», a confié le propriétaire. Ce dernier se demande toutefois si une poursuite serait «rentable» étant donné la somme.

Il déplore toutefois l’état «terrible» dans lequel M. Breton avait laissé son logement, rempli de choses «dégoûtantes».

À ce moment, M. Breton était déjà directeur de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), de même que leader et porte-parole de la Coalition Québec-Kyoto.

Excès de vitesse à répétition

Daniel Breton, 40 ans, n’a pas eu des problèmes qu’avec la Régie du logement. Il a perdu son permis de conduire pour de multiples contraventions, notamment plusieurs excès de vitesse. Il a d’ailleurs reçu une contravention parce qu’il roulait dans une Porsche à 275 km/h.

La Société de l’assurance automobile du Québec s’est toutefois pliée à une ordonnance de la Cour du Québec qui, à l’été 2011, a permis à Daniel Breton de conduire une automobile entre 7 h et 21 h, de mai à août. M. Breton avait soutenu être «chroniqueur automobile» pour conserver le droit de conduire. Il collaborait alors à l’Annuel de l’automobile, à Radio-Canada et au Devoir.

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