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Daniel Breton

Soutenu par ses collègues, blâmé par l’opposition

Daniel Breton

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Alors que le gouvernement Marois soutient le ministre de l’Environ­nement, Daniel Breton, l’opposition réclame sa démission immédiate.

Alors que le gouvernement Marois soutient le ministre de l’Environ­nement, Daniel Breton, l’opposition réclame sa démission immédiate.

La première ministre Pauline Marois connaissait le passé du député de Sainte-Marie-Saint-Jacques quand elle l’a appelé au Conseil des ministres, a confirmé son cabinet. Daniel Breton a été sanctionné pour les infractions pénales qu’il a commises et il a payé les amendes, a plaidé la porte-parole du bureau de la première ministre, Shirley Bishop.

Il reste le loyer impayé de 8000 $ que le ministre promet d’acquitter maintenant qu’il gagne un «salaire décent», lui qui n’avait jamais vécu dans l’abondance avant d’entrer en politique, a dit Mme Bishop. Bref, Daniel Breton jouit toujours de l’appui de ses collègues ministres et députés, qui croient qu’il fait l’objet d’une vendetta libérale.

Démission

Les partis d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. «On apprend qu’on fait affaire avec un multirécidiviste avec les lois et règlements du Québec (...) Avec l’histoire qu’on a entendue au sujet du BAPE, les questions qu’on posait quant à son comportement étaient pertinentes. Comment se fait-il que Mme Marois ait nommé cette personne-là ministre?», demande Yolande James, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Environnement.

Les révélations publiées hier ajoutent aux raisons invoquées par les libéraux pour réclamer sa démission comme ministre, a signifié Mme James. «On l’a déjà réclamée, mais ça ne s’arrête pas là. Mme Marois devra expliquer pourquoi elle l’a nommé ministre de l’Environnement».

« Passé de Bougon »

Du côté de la Coalition Avenir Québec (CAQ), le député de Granby, François Bonnardel, se demande lui aussi comment la première ministre a pu nommer un député ministre avec «un passé aussi douteux». «C’est un passé de mauvais payeur, c’est une négligence de la part de la première ministre. Elle a dit depuis son arrivée au pouvoir que ce serait tolérance zéro, elle doit demander la démission de M. Breton aujourd’hui même. Quand on regarde la situation de M. Breton, je pense que c’est un passé de Bougon».

La présence d’un ministre au passé aussi trouble risque de miner la confiance du public, estime le député de Granby. «Un ministre doit donner l’exemple. M. Breton n’aura certainement pas la confiance de ses collègues, ni des fonctionnaires de son ministère».

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