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Envoûtant Cohen!

Le Montréalais séduit 6000 admirateurs au Colisée Pepsi

Leonard Cohen
Photo, Didier Debusschere Leonard Cohen a fait le pur bonheur de ses fans de Québec!

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Plus grand que nature, arrivant même à se réinventer, Leonard Cohen a littéralement envoûté son public hier soir, au cours de retrouvailles chargées d’émotion. 

Ah! Ce qu’il était beau à voir sous son fidèle chapeau et son complet sombre, livrant ses plus beaux moments de poésie, les yeux presque toujours fermés, le poing en mouvement, et parfois même agenouillé!

Trois ans après son passage au pavillon de la Jeunesse, le légendaire personnage, qui roule sa bosse depuis 60 ans, se produisait pour la première fois en carrière au Colisée de Québec. Après avoir attiré 20 000 fans, quelques jours plus tôt, au cours de deux représentations au Centre Bell, le Montréalais renouait cette fois avec 6000 admirateurs, une foule très satisfaisante aux yeux du producteur Michel Brazeau.

Au pas de course

Après avoir fait monter sur scène ses six musiciens et ses trois choristes, l’étonnant poète de 78 ans est apparu au pas de course sous la clameur d’un public en extase qui s’est levé d’un trait pour l’accueillir chaleureusement. «Je ne sais pas quand nous nous verrons, mais je vous promets qu’on vous va donner tout ce qu’on a», lance-t-il d’entrée de jeu.

Et il a tenu promesse à travers une performance généreuse, relevée de tous ces classiques accueillis avec bonheur par une foule à l’âge varié visiblement conquise d’avance.

Dès les premières notes de Dance Me to the End of Love, Leonard Cohen transporte son public dans un climat d’apaisante plénitude, en se payant la liberté de revisiter des pièces de résistance comme Everybody Knows en mettant à profit la subtile virtuosité de ses complices

Sans artifices

Le corps arqué, la même voix de fond de cendrier, un peu amaigri, le dépressif chronique avoué évolue dans un environnement dépouillé, laissant la place à toute l’émotion de sa démarche transposée sur deux écrans géants.

«Il est resté sexy», fait remarquer une voisine, visiblement émue par son attitude classy, son charisme et cette voix particulière qui résonnera aussi bien dans les nouveautés de l’album Old Ideas que dans ses vibrantes Hallelujah!, So Long Marianne, et son inséparable Suzanne soutenue cette fois par un violon. Et, ô surprise, un air en français : La Manic de Georges Dor, qui s’intègre si bien à sa démarche, livrée par une voix de l’au-delà!

Bref, tout un show, toute une rencontre! Magique! Un des plus beaux et fins moments de tendresse de 2012 à Québec, loin de la superficialité et du tumulte des décibels.

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