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Bourse | Cendrine Browne

Un sourire qui en dit long

Un sourire qui en dit long
Photo courtoisie Cendrine Browne vient de vivre sa première compétition internationale, trois ans seulement après ses débuts en ski de fond.

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Elle n’aurait ni dossard, ni aucune autre marque distinctive, la skieuse Cendrine Browne serait, malgré tout, facile à reconnaitre. C’est la seule du groupe à skier avec le sourire. Un sourire fendu jusqu’aux oreilles et accroché à ses lèvres du départ jusqu’au fil d’arrivée. Et parfois même, plus longtemps encore. Comme ce fut le cas lors des Jeux du Québec de 2009.

«Ma première vraie course à vie», ­raconte la skieuse de Saint-Jérôme dans les Laurentides et sixième candidate au concours des Bourses d’études jeunes athlètes du Journal de Montréal/Journal de Québec/RBC. «Je m’en souviens très bien. J’étais si excitée d’être là. Je me disais durant la course : - WOW! Je skie aux Jeux du Québec -. C’était une sensation magnifique, surtout que je glissais sur la neige avec beaucoup de facilité. J’avais de la vitesse et à cause de ça, j’avais l’impression de voler. J’étais tellement heureuse...»

Faire la Une

Elle était heureuse et ça se voyait. D’ailleurs, le Journal des Jeux avait fait sa première page avec une photo de Cendrine en pleine course et qui arborait un large sourire. L’athlète avait terminé sa «première vraie course» au septième rang. Rien d’extraordinaire. Habituellement, on ne fait pas la Une quand on finit septième. Mais le bonheur qu’elle avait à skier était si intense, son sourire si ­remarquable... La scène devait être vue.

Et pour Cendrine, qui avait 15 ans à l’époque, finir septième n’avait aucune importance. L’expérience était concluante. Elle adorait ça! La jeune fille s’est inscrite aussitôt au club des Fondeurs des Laurentides. Habituée à faire un ou deux kilomètres dans un sous bois derrière la maison, «avec des skis de touristes,» dit-elle, la voici maintenant au sein d’un club réputé. Un club qui fera éclore, en un temps record, le talent qui sommeillait en elle. À sa toute première saison, elle terminera quatrième au ­cumulatif canadien, mais deviendra, la saison suivante, championne canadienne junior.

Au terme de sa troisième année chez les Fondeurs des Laurentides, Cendrine rejoindra l’équipe nationale junior ainsi que le Centre national d’entraînement Pierre-Harvey qui la conduira, en janvier 2012, jusqu’aux sélections canadiennes pour les Championnats mondiaux. Une expérience que n’est pas prête d’oublier la skieuse jérômienne.

Un bête accident

Troisième après la première ronde de qualification, Cendrine avait remporté ensuite le quart et la demi-finale. Malheureusement, un bête accident en finale lui avait coûté une qualification.

Dès le départ, une rivale a accroché son bâton avec un ski. Au contact, le bâton s’est brisé. Cendrine essayait d’avancer, mais avec un seul bras, elle était trop lente et en sprint, chaque seconde est ­importante. On a réussi à lui donner un autre bâton, mais une quinzaine de ­secondes s’étaient déjà écoulées. C’était trop tard et elle fut éliminée. «J’en ai pleuré un coup, mais cette année, je vais me reprendre, c’est sûr,» affirme celle qui vient tout juste de prendre part à sa première épreuve en série de la Coupe du monde. C’était le 15 décembre dernier à Québec. «Toute une expérience, souligne la jeune femme. Il y avait plusieurs ­milliers de personnes autour de la piste. Ils criaient. Ils nous encourageaient. C’était très bruyant. Quelle ambiance!»

Malheureusement, un autre incident est venu casser le party. Cendrine a chuté et terminé la course en 59e place, à une trentaine de secondes du premier rang. Mais vous savez quoi? Le sourire était encore là : large, sympathique et vrai!

Elle a vraiment de quoi être fière cette jeune fondeuse. Initiée au ski de compétition en 2009, il ne lui aura fallu que trois années afin de se qualifier pour un événement international et lutter avec les meilleurs au monde. Que de chemin parcourut en si peu le temps !

«Oui, ce n’est pas tout le monde qui a réussi à accomplir ce que j’ai accompli. J’ai gravi les échelons plus vite que quiconque. On dit que je vais me rendre loin et je le crois, moi aussi. Je vise les Jeux olympiques de 2018 en Corée du Sud. Mais d’ici là, j’ai d’autres objectifs. Cette année, ce sont les Championnats du monde en République tchèque et la Coupe du monde de Canmore», termine l’athlète des Laurentides.

 

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