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Un optométriste qui voit grand

Éric Savard
Photo Simon Clark Éric Savard, du Groupe Vu, souhaite rien de moins que battre les grandes sociétés américaines qui veulent contrôler l’industrie des lunetteries au Québec.

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Originaire de Petite-Rivière-Saint-François, l’optométriste Éric Savard, propriétaire du Groupe Vu, projette de créer un réseau de 70 succursales à travers le Québec d’ici les prochaines années.

Originaire de Petite-Rivière-Saint-François, l’optométriste Éric Savard, propriétaire du Groupe Vu, projette de créer un réseau de 70 succursales à travers le Québec d’ici les prochaines années.

Impossible de ne pas apprécier le concept de la dernière lunetterie Vu, aménagée au coût d’un million de dollars sur la rue Cambronne, dans le secteur de Beauport. «Nous avons voulu offrir une véritable expérience mode», dit M. Savard.

Le décor, agrémenté d’un vaste mur d’eau et d’équipements visuels à la fine pointe, entraîne la clientèle dans un autre monde. Lunetterie Vu propose même un coin coiffure avec maquillage et bientôt une section massage et détente. «On fait plus que vendre des lunettes. Nous avons des stylistes qui proposent des designs», affirme le propriétaire, qui a de grandes ambitions dans le marché.

Il a ouvert sa première clinique à Clermont, dans Charlevoix, et possède maintenant 10 lunetteries, dont six à Québec. La dernière à Beauport compte cinq salles d’examen de la vue, dont une possédant une caméra rétinienne. «Nous faisons aussi le dépistage du glaucome. Nous avons diversifié nos services énormément pour devenir de plus en plus spécialisés avec des ophtalmologistes sur place», ajoute M. Savard.

Concurrencer les multinationales

Vu (Vision Ultime) souhaite rien de moins que battre les grandes sociétés américaines qui veulent contrôler l’industrie des lunetteries au Québec. «Il faut faire autre chose que des formules deux pour un qui standardisent le marché. C’est un concept inacceptable, il faut sauver la profession», exprime-t-il.

L’entreprise envisage une croissance par acquisitions, mais avec des partenaires. M. Savard songe à intégrer dans son réseau une succursale par mois afin de créer l’une des plus grandes chaînes au pays avec 70 places d’affaires.

Le laser

L’arrivée, ces dernières années, de la correction de la vue au laser n’a pas tué l’industrie de la lunetterie, selon lui. «Au contraire, nous avons développé des produits sophistiqués qui viennent combler une demande. Le laser ne corrige pas tous les défauts de la vue, mais les lunettes le font et elles offrent du style», mentionne Éric Savard.

Il est le seul actionnaire du Groupe Vu. Son plan de développement, sur cinq ans, prévoit d’abord la consolidation de joueurs indépendants dans la région de Québec et dans le reste de la province par la suite, avant d’atteindre le marché montréalais.

À Thetford Mines, par exemple, Vu a fait l’acquisition de quatre cliniques d’optométristes qui sont maintenant regroupées sous un même toit.

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