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Cuba | choléra

La Havane est touchée

Une cinquantaine de cas ont été signalés depuis le 6 janvier dans la capitale

La Havane est touchée
photo reuters Les gens étaient invités à se désinfecter les mains à leur arrivée dans une station d’autobus de La Havane, hier.

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L’éclosion de choléra à Cuba et dans sa capitale ne doit pas empêcher les touristes de s’y rendre, selon plusieurs experts en santé-voyage.

L’éclosion de choléra à Cuba et dans sa capitale ne doit pas empêcher les touristes de s’y rendre, selon plusieurs experts en santé-voyage.

Depuis le 6 janvier, 51 cas de choléra ont été signalés dans plusieurs quartiers de La Havane proches du centre-ville. La capitale était pourtant épargnée depuis la fin du XIXe siècle.

Ce foyer survient un peu plus de six mois après une précédente poussée dans le sud du pays qui avait fait 3 morts et contaminé 417 personnes.

«Avec près de 500 cas, on peut parler d’une éclosion de choléra dans l’île, déclare Dre Dominique Tessier, directrice de la clinique santé-voyage du Vieux-Montréal. Cette situation n’existait pas depuis longtemps».

Bien que l’évolution de la maladie doive être suivie de près par les autorités sanitaires, Dre Tessier relativise la situation. En Haïti, 635 000 cas ont été répertoriés depuis octobre 2010 et 30 000 en République dominicaine. «Pourtant, les gens continuent d’aller en République dominicaine.»

Moins de 1 %

Dre Tessier insiste aussi sur le fait que le choléra tue moins de 1% des personnes touchées. «Il y a des gens qui n’auront même pas de symptômes», dit-elle.

L’infirmière en chef de la clinique santé-voyage de la Fondation du CHUM recommande «de se laver souvent les mains, de toujours boire de l’eau embouteillée, de se brosser les dents avec et de manger de la nourriture chaude et bien cuite». Il ne faut pas non plus manger dans la rue, ajoute l’infirmière Nancy Lyons.

Toutefois, il s’agit, selon elle, d’une éclosion mineure. «Je ne cancellerai pas mon voyage à Cuba [pour ça]», affirme-t-elle.

Vaccin et antibiotiques

Il existe au Québec le vaccin Dukoral, efficace contre le choléra et la diarrhée du voyageur pendant deux ans.

Ce vaccin, qui coûte 90 $ n’est pas disponible aux États-Unis. Il se boit 14 jours avant le début du voyage et est recommandé pour les personnes à risque de complication, aux personnes âgées et au personnel médical.

Il est important de partir en voyage avec des antibiotiques recommandés pour la santé du voyageur, ajoute Dre Tessier. «Le grand problème, c’est qu’encore trop peu de gens consultent avant de partir.»

Selon elle, à Cuba, le système de santé est très bon et la situation devrait s’améliorer. Ce n’est pas le cas en République dominicaine ou en Haïti, qui fait face à une grande explosion de la maladie.

L’agent du choléra, le vibrion cholerae, est une minuscule bactérie en forme de virgule qui se transmet par voie digestive, par ingestion d’eau, de boissons ou d’aliments souillés par des déjections cholériques, par des mains sales ou du matériel contaminé.

Près de trois millions de touristes ont ­visité l’île communiste en 2012.

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