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Avec sa vitalité

Québec a des défis à relever

Pierre Fortin
© Photo Jean-François Desgagnés

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L’actuelle période d’effervescence économique que vit Québec est le moment propice pour relever les défis de la main d’œuvre, des exportations et de la productivité.

Avec un taux de chômage à 5%, tout semble baigner dans l’huile pour la région de la capitale présentement, soutient l’économiste Pierre Fortin, qui croit que les entrepreneurs doivent en profiter pour se préparer à l’avenir.

«C’est lorsque l’on compare la région de Québec aux autres villes canadiennes qu’on constate une longueur d’avance mais les atouts ne sont pas les mêmes et il reste des problèmes à régler», exprime M. Fortin.

Il était conférencier, mardi, à l’évènement Perspectives économiques et politiques 2013, organisé par la Chambre de commerce de Québec. Selon lui, comme le reste de la province, les entreprises de Québec doivent améliorer leur niveau de productivité qui continue de traîner de l’arrière sur les Etats-Unis. L’écart est de 16 points pour chaque heure travaillée.

Des investissements

Par contre, le problème n’est pas qu’une simple question de syndicalisation, prévient M. Fortin. «La productivité s’améliore avec de nouveaux équipements de production, des investissements dans les procédés de fabrication et de nouvelles idées», explique l’économiste.

Il ajoute que les besoins en main d’œuvre augmentent à Québec comme ailleurs et que les entrepreneurs devront même affronter une certaine concurrence, tel que dans le domaine des jeux vidéo, par exemple.

Et quant à la compétitivité des entreprises de Québec, elle pourrait être menacée par l’économie américaine qui demeure fragile. «Je pense que la région va devoir continuer de diversifier ses exportations dans des marchés autres que américains et s’orienter vers les marchés étrangers», expose Pierre Fortin.

Le NPD

Le chroniqueur Jean Lapierre, également conférencier, a pour sa part déploré l’absence totale du Québec sur la scène fédérale. Les députés du NPD n’assument pas leur rôle à l’opposition, dit-il.

M. Lapierre ne croit pas à une élection provinciale en 2013 et il juge que la réduction des dépenses gouvernementales souhaitée par le ministre Nicolas Marceau tient du miracle.

Son collègue Jean-Jacques Samson partage son opinion sur les députés NPD. D’autre part, personne ne doute, selon lui, de la réélection du maire Labeaume à Québec en novembre prochain mais Danielle Roy-Marinelli pourrait se retirer du côté de Lévis, pense-t-il.

 

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