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5 auteurs dans un immeuble

5 auteurs dans un immeuble
Photo le Journal de Montréal, Ghyslain Lavoie

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Dans un édifice de cinq étages ont lieu des aventures drôles et moins drôles : Johnny Net permet à toutes les personnes en quête de popularité de devenir une vedette sur YouTube, un millionnaire s’aperçoit que son appartement est hanté, un chimiste en peine d’amour crée l’odeur de son ex, les bureaux de Bleu Communication se transforment en bordel...

Dans un édifice de cinq étages ont lieu des aventures drôles et moins drôles : Johnny Net permet à toutes les personnes en quête de popularité de devenir une vedette sur YouTube, un millionnaire s’aperçoit que son appartement est hanté, un chimiste en peine d’amour crée l’odeur de son ex, les bureaux de Bleu Communication se transforment en bordel et des personnages de cirque se retrouvent dans un crématorium. Bienvenue à l’Orphéon!

L’équipe de Vlb éditeur a eu l’idée de réunir cinq auteurs dans un immeuble de bureaux. Le concept est simple, chaque auteur a reçu un étage de l’Orphéon et une carte blanche pour y créer l’univers de son choix. Patrick Senécal, Stéphane Dompierre, Véronique Marcotte, Roxanne Bouchard et Geneviève Jannelle sont donc les auteurs de cet audacieux concept. 

Résultat? Une série de cinq romans, dont le lecteur est libre de choisir le ou les livres qu’il souhaite lire et dans l’ordre qui lui convient. Chaque histoire est indépendante et les livres sont vendus séparément.

TRAVAIL D’ÉQUIPE

Même si tous les auteurs étaient rois et maîtres de leur étage, il y a beaucoup de détails qu’ils devaient discuter ensemble. Par exemple, ils ont créé un café et le sympathique serveur Straz. Aussi, ils ont inventé les jumeaux, Réjean et Rolland, agents de sécurité de l’immeuble.

«Ensemble, nous avons décidé des lieux communs. Ça allait du mini détail au détail plus large. On a entre autres décidé que les logements avaient des balcons, qu’il y avait un ascenseur, etc.», dit Véronique Marcotte, celle qui a eu le mandat de choisir les quatre auteurs avec qui elle souhaitait collaborer.

De plus, tous les auteurs ont ajouté des personnages des autres histoires à la leur. Ainsi, le Johnny de Patrick Senécal utilise les services d’une des prostituées de Véronique Marcotte. Ou le richissime Louis de Stéphane Dompierre va croiser l’amie de son ancienne conjointe dans l’ascenseur, qui se trouve être une des employées de chez Odosenss de Geneviève Jannelle.

Le lecteur n’a pas besoin d’avoir lu les autres livres pour suivre l’histoire, mais lorsque c’est le cas, il est amusant de voir ces différents caméos.

«C’est sûr que j’encourage les gens à lire les cinq, explique Patrick Senécal. C’est cinq univers complètement différents et il y a de beaux clins d’œil aux autres livres, aux autres personnages dans chacun des livres. Et c’est drôle, tous les cinq, nous avons fait quelque chose de pas très réaliste, d’un peu surnaturel. On dirait que ce projet nous a donné le goût de faire des affaires un peu flyées, de nous éclater.»

UNE SÉRIE QUI POURRAIT FAIRE DES PETITS

Le fait d’avoir à respecter des directives n’a pas importuné les auteurs. Bien au contraire! «Je me suis aperçue que plus nous avons de consignes au début, plus le travail est facile. Là, j’avais déjà la structure du building, je le savais que ça se passait l’été 2012 et les personnages que j’avais choisis, comme je les avais présentés aux autres auteurs, je devais les garder. Bref, tout le travail de défrichage qui peut prendre des mois à installer, nous l’avons fait en 2-3 semaines. Et étrangement, ces contraintes-là font que le travail est beaucoup plus rapide après», dit Roxanne Bouchard.

Pendant un an, les auteurs ont travaillé ensemble sur ce projet. Lorsque le Journal les a rencontrés au Musée des Beaux-Arts, leur complicité était belle à voir.

«Ça fait du bien de ne pas créer seule. Comme écrivain, des fois, je trouve ça lourd. J’ai besoin de m’interroger à voix haute et là j’ai pu le faire avec eux autres », explique Véronique Marcotte.

Patrick Senécal ajoute : «J’aimais l’idée de travailler en équipe, travailler avec d’autres auteurs. C’est ce qui m’a intéressé au départ.». 

Ce n’est pas qu’aux auteurs que cette expérience a plu. L’éditeur est également heureux du résultat. À tel point que d’autres séries comme L’Orphéon pourraient voir le jour. Sur ce, Stéphane Dompierre confie qu’il ne sait pas s’il récidiverait de nouveau : «Pas parce que je n’ai pas aimé ça, au contraire! Ça s’est tellement bien fait que j’ai l’impression que j’aurais trop d’attente avec une autre équipe. Le timing et la chimie étaient là pour nous. On a vraiment eu beaucoup de plaisir!»


► Dès le 23 janvier, les cinq romans de L’Orphéon seront disponibles en librairie.

► Dès le 23 janvier, le coffret numérique de  L’Orphéon sera disponible sur archambault.ca

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