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Exposition et fondation en mémoire de Miro

Famille de Miro
Photo capture d’écran, Facebook La famille de Miro et l’équipe du spectacle Kooza, du Cirque du Soleil, ont organisé une célébration sur la plage, à Tampa Bay, cet automne, où les cendres du petit garçon ont été déposées. Sa mère pose ici, dessinant sur le sable la signature de ses tableaux, imaginée par Miro.

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La mère du petit Miro Angers, de Sainte-Rose-du-Nord, Nadine Laurin, exposera ses œuvres, peintes pendant la maladie et après le décès de son fils, atteint d’un gliome infiltrant du tronc cérébral. Cette exposition présentée à Montréal servira à financer le lancement d’une fondation pour aider les enfants atteints de cette maladie rare et leur famille.

La mère du petit Miro Angers, de Sainte-Rose-du-Nord, Nadine Laurin, exposera ses œuvres, peintes pendant la maladie et après le décès de son fils, atteint d’un gliome infiltrant du tronc cérébral. Cette exposition présentée à Montréal servira à financer le lancement d’une fondation pour aider les enfants atteints de cette maladie rare et leur famille.

Nadine Laurin peignait bien avant tout le drame vécu par sa famille, lors du diagnostic de Miro.

«J’avais mis cela en veilleuse. Lorsqu’on a su qu’il ne restait que neuf mois à la vie de notre fils, on a tout laissé tombé. Je me suis remise à peindre à ce moment».

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les œuvres de Mme Laurin ne sont pas du tout sombres, malgré les moments difficiles qui l’inspiraient.

«J’ai commencé à peindre des arbres et des forêts pendant la maladie de Miro. Ça change de forme depuis son départ. Avant, mes arbres étaient enracinés dans la terre, aujourd’hui ils dansent. C’est très intuitif».

Signature inspirante

Sa signature sur chacun de ses tableaux est issue d’un dessin du petit Miro.

«Comme ça, il y a un peu de lui dans chaque œuvre. Il m’aide à pousser cet élan créatif, c’est normal que sa signature y soit».

La fondation Miro Angers est en voie d’être créée et des tableaux vendus au vernissage de l’exposition de Mme Laurin, 20% servira créer un fonds pour celle-ci.

«Lorsque notre fils a commencé à avoir des symptômes étranges, on lui a passé des tests et comme sa maladie est très rare, ils ne l’ont pas décelée. Ils nous ont dit que le pire était écarté. La fois suivante, on nous a dit qu’il ne lui restait que quelques mois. Nous avons vécu un traumatisme».

C’est pour faire connaître cette maladie et éviter des scénarios semblables à d’autres familles que Mme Laurin souhaite créer cette fondation.

«On veut que la maladie soit mieux connue et que la recherche puisse progresser. Seulement deux enfants au Québec en souffrent chaque année».

Mieux adapté

Lorsqu’ils ont su que leur fils était condamné, les parents de Miro ont tout laissé pour se consacrer à chacun de ses derniers moments.

«Heureusement que nous avons reçu de l’aide de la population. Finan­cièrement, nous ne cadrions dans rien. Par ailleurs, au niveau des soins palliatifs pour les enfants, c’était du jamais vu en région. On aimerait que ça s’améliore, grâce à la fondation».

Le vernissage de l’exposition aura lieu à la Galerie, à Montréal, le 20 février. Possiblement que celle-ci se déplacera pour une tournée, afin de rejoindre un plus grand nombre de personnes.

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