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Agression | République dominicaine

Une assaillante connue de la police

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La prostituée haïtienne qui a attaqué à coups de couteau le Québécois Jacques Thibodeau en République dominicaine, jeudi dernier, devrait être arrêtée aujourd’hui, selon la police d’investigation de Boca Chica, ville où l’événement s’est produit.

Connue sous le nom de Maria, elle en ­serait à sa troisième victime, avec l’argent comme principal motif.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Québécois a amené la jeune femme dans son duplex de Boca Chica, situé sur la rue du 6 juin, un quartier connu des milieux interlopes.

Après services rendus, la jeune femme aurait asséné une vingtaine de coups de couteau à son client avant de s’enfuir.

Le journal local Dario Libre rapporte qu’elle est partie avec son portefeuille et un ordinateur portable.

En bonne santé

Jacques Thibodeau, âgé de 62 ans, serait aussi marié à une Dominicaine du nom de Milagros Sanchez.

Mme Sanchez serait restée tout le temps ­à son chevet dans un hôpital de Saint-­Domingue, rapporte la police.

«Aujourd’hui, M. Thibodeau se porte bien, assure un policier. Il n’a eu que des blessures mineures.» L’assaillante aurait utilisé un petit couteau qui a même fini par se rompre, raconte-t-il.

Samedi, les médias locaux rapportaient toutefois des blessures profondes et une opération chirurgicale effectuée d’urgence.

Mais Jacques Thibodeau serait sur le point de quitter l’hôpital. Sa femme doit venir le chercher en voiture pour l’emmener se reposer à San Pedro de Macoris, à une centaine de kilomètres de la capitale, affirme l’enquêteur.

L’homme est connu de la police comme étant «un bon monsieur et un client régulier des travailleuses du sexe».

La prostitution en République

Boca Chica est un lieu de villégiature bien connu des touristes qui recherchent les bonnes grâces de jeunes femmes à bas prix. Sur place, des travailleuses du sexe sont prêtes à tout pour gagner les faveurs du touriste.

«Bien souvent, ces crimes sont liés à la prostitution entre des hommes très âgés et des filles très jeunes, soit 70 ans pour l'un et 22 ans pour l'autre», écrit un journaliste installé dans le Nord.

«De nombreux problèmes seraient évités si les étrangers cessaient de considérer les filles comme du bétail qu’on peut s’offrir pour quelques dollars», poursuit-il.

Souvent, les filles se rendent chez leur client, et c’est là que, parfois, arrivent les problèmes, selon lui.

Les travailleuses du sexe d’origine haïtienne sont parmi les plus pauvres et sans éducation. «La violence fait partie de leur quotidien», ajoute le journaliste.

Avec la collaboration de Kassandra Martel

 

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