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Politique | Québec

Martine Ouellet mise sur les éoliennes

Martine Ouellet
Photo les archives, Jean-François Desgagnés La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

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La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, n’a pas l’intention de sabrer les projets éoliens au Québec, et ce, malgré les surplus d’électricité qui seront produits par Hydro-Québec d’ici 2027.

Se disant bien consciente de la «problématique» des surplus qui entraînent des pertes importantes pour la société d’État, la ministre a indiqué lundi, à Val-d’Or, que le secteur éolien est dans une classe à part.

«Ces projets-là seront regardés avec une autre perspective parce qu’au Québec, nous avons développé une industrie manufacturière reliée à l’éolien et nous souhaitons maintenir cette industrie-là», a-t-elle affirmé à TVA Nouvelles, laissant sous-entendre que ce secteur, malgré les coûts de production élevés, ne serait pas pénalisé.

Il en va autrement des projets de minicentrales hydroélectriques. «Il reste six projets dont les autorisations n’ont pas encore été émises, et nous sommes à analyser chacun de ces projets-là dans un contexte où nous savons que nous sommes en surplus d’électricité, et c’est un facteur très important», a-t-elle laissé tomber.

Selon l’analyste en énergie Jean-François Blain, conseiller auprès de l’Union des consommateurs, Hydro-Québec a déjà acheté plus de 70 TWh de trop jusqu’en 2020, ce qui pourrait entraîner des pertes évaluées à de 4 à 5 milliards de dollars, avait-il révélé dans un premier temps au Journal l’été dernier. Ses projections sont toutefois contestées par la société d’État, qui juge que les surplus seront presque trois fois moins élevés.

Coup de barre réclamé

Reprises dans d’autres médias depuis quelques jours, ces informations ont incité la Coalition avenir Québec à réclamer un coup de barre lundi. Le chef caquiste, François Legault, juge qu’il est «urgent» de revoir la stratégie de développement de la société d’État en raison de la chute importante du prix de l’électricité à l’exportation. La donne a changé, rappelle-t-il, depuis que les États-Unis ont augmenté leur production de gaz de schiste.

La CAQ a demandé à nouveau la suspension de la construction «inutile» de la future centrale de Val-Jalbert.

«C’est le temps de nous expliquer où on s’en va», a ajouté le député caquiste de Granby, François Bonnardel. «On ne dit pas de mettre fin à tout développement hydroélectrique, mais le contexte énergétique change et les chiffres le prouvent. Ce ne sont pas aux contribuables à payer pour le manque de vision du gouvernement», tonne-t-il. La CAQ a l’intention de cuisiner le pdg d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, à ce sujet, à l’occasion de son passage à l’Assemblée nationale les 11 et 12 février.

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