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Ciné-Québec

On veut plus de comédies

Vincent Guzzo commande un sondage sur le goût des cinéphiles québécois

les boys
Photo d'archives

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Pour attirer le public dans les salles de cinéma, les films québécois ­doivent faire rire et miser sur une histoire originale, selon un sondage commandé par les Cinémas Guzzo dont le Journal a obtenu un ­exemplaire en exclusivité.

Ce coup de sonde jamais vu et réalisé auprès de 1231 Québécois par la firme ­Léger Marketing, confirme que les ­comédies ont la cote. Plus de la moitié des Québécois (58 %) soutiennent que, de tous les genres cinématographiques, ce sont les comédies qui les inciteraient à aller voir un long métrage du Québec au ­cinéma, loin devant les films d’action (25 %) et les drames (22 %).

Quand on leur demande quel est le ­critère le plus important dans le choix d’un film du Québec, près de la moitié des Québécois pointent l’originalité de ­l’histoire (44 %). Cet élément compte ­davantage que la présence de vedettes connues dans la distribution (30 %).

Ces réponses expliquent en bonne partie le succès remporté au fil des ans par des longs métrages comme Bon Cop, Bad Cop, De père en flic, La Grande séduction et Les Boys, des comédies qui nichent dans le top 10 des films québécois ayant attiré le plus de spectateurs, toutes époques confondues.

Le cinéma, «ce n’est pas Picasso»

C’est le grand patron des Cinémas Guzzo, Vincent Guzzo, qui est aussi ­l’actuel président de l’Association des ­propriétaires de cinéma du Québec, qui a commandé, au début du mois de décembre, ce sondage dont il dévoilera les résultats aux intervenants du milieu du 7e art, à Ciné-­Québec, aujourd’hui.

En décembre, M. Guzzo se trouvait alors au cœur d’une controverse. En réaction aux ­désastreux résultats des longs métrages québécois au box-­office en 2012, il avait déclaré au Journal qu’il fallait recommencer à faire des films «que le monde veut voir» et pas seulement des films «lamentards».

Avec, en main, ce sondage qui accrédite sa thèse, Vincent Guzzo en a remis lors d’une entrevue réalisée cette semaine.

«Le Québécois, il dit qu’il en a assez avec ses problèmes et ses préoccupations de tous les jours et, quand il va voir un film, c’est pour se distraire et oublier son quotidien pendant deux heures. (...) Il se fait trop de films semblables. On a oublié que le cinéma est une forme d’art populaire. Ce n’est pas un tableau de Picasso ni les Grands Ballets canadiens.»

Apprécié... mais boudé

Certains résultats du sondage laissent tout de même songeur. Ainsi, plus de sept Québécois sur dix estiment que nos films sont accessibles au grand public, alors que seulement 10 % jugent qu’ils sont réservés aux intellectuels. Les Québécois affirment de plus dans une écrasante majorité (83 %) qu’il se fait de bons films au Québec.

Or, cet amour pour notre ­cinéma n’a pas eu d’impact sur les résultats au box-office en 2012. Les films québécois ont connu leur pire année depuis l’an 2000, avec des parts de ­marché faméliques de 4,8 %, seulement deux films ayant franchi la barre du million de dollars de recettes : Omertà et Les Pee-Wee 3D : l’hiver qui a changé ma vie.

Malgré tout, plus de la ­moitié des Québécois (51 %) ­réclament plus de films québécois en salle.

√ Le sondage Léger Marketing a été effectué du 5 au 7 décembre auprès de 1231 Québécois, dont 794 étaient allés au ­cinéma au moins une fois dans les six mois précédents. La marge d’erreur est de +/-2,79 %, 19 fois sur 20.

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