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Luxation de l'épaule

Plus de peur que de mal

Alex Harvey
© Les archives Jean-François Desgagnés

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« Quand j’étais jeune et que je levais ma main à l’école pour poser une question, j’étais capable de luxer mon épaule, mais elle rentrait à sa place tout de suite après. »

Alex Harvey soulève cet exemple pour illustrer son hyperlaxité, mais il se réjouit de constater que sa chute durant un entraînement, mercredi à Sotchi, ne lui a valu qu’une luxation de son épaule droite. Déjà hier, il disait vite récupérer de sa malchance qui laissait craindre jusqu’à une fracture de l’humérus dans les heures qui ont suivi sa chute.

«Seulement en marchant hier (mercredi), chaque petit impact faisait mal, alors qu’aujourd’hui, je suis déjà capable de bouger mon bras. Je suis capable de me brosser les dents avec ma main droite, tandis que c’était impossible hier», nous a raconté l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges, joint à Sotchi.

Déception

Harvey doit renoncer à la Coupe du monde de ski de fond qui se déroulera en fin de semaine sur le parcours prévu pour les Jeux olympiques de l’an prochain. Il devait participer à deux des trois épreuves au programme, soit le sprint individuel vendredi et la poursuite de 30 kilomètres samedi.

Malgré cette mise sur la touche, il prévoyait déjà skier sans bâtons vendredi, en empruntant des parcours plats afin d’éviter les risques d’une autre chute. L’amé­lioration de son cas, jeudi, lui laisse croire qu’il pourra se joindre sans contrainte au camp en altitude auquel se prêtera l’équipe canadienne à Livigno, dans les Alpes italiennes, à compter de lundi.

«C’est juste plate, parce que j’aurais aimé skier sur le parcours des Jeux olympiques. Par contre, ça fait quelques jours qu’on est arrivés ici et j’ai pu faire des séances assez intenses sur les parcours. C’est mieux que rien. Idéalement, il aurait été bon de faire quelques courses pour voir comment est le parcours durant une compétition», regrettait-il.

Pas d’effets pour les mondiaux

Le Québécois et son entourage s’en tirent avec plus de peur que de mal dans cet imprévu. Ce congé forcé ne devrait pas affecter la préparation finale d’ici aux championnats mondiaux à Val di Fiemme, en Italie, du 20 février au 4 mars, selon le premier concerné.

«Je sentais que la forme commençait à être bonne et, en faisant deux courses sur trois ici, j’aurais aimé voir ce que ça aurait donné comme résultat. Ces courses m’auraient aussi servi d’entraînement. Mais je ne crois pas que ça nuira à ma préparation avant les mondiaux», a-t-il dit avec confiance.

Soulagé aussi, sans doute.

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