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Les conservateurs croisent le fer

Le Parti libéral du Québec n’est pas la seule formation politique en quête d’un nouveau chef. Les deux candidats dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Québec, Daniel Brisson et Adrien Pouliot, ont croisé le fer, dimanche le 10 février 201
Photo EWAN SAUVES / AGENCE QMI Le Parti libéral du Québec n’est pas la seule formation politique en quête d’un nouveau chef. Les deux candidats dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Québec, Daniel Brisson et Adrien Pouliot, ont croisé le fer lors d’un débat de consensus.

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Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’est pas la seule formation politique en quête d’un nouveau chef. Les deux candidats à la course à la chefferie du Parti conservateur du Québec (PCQ), Daniel Brisson et Adrien Pouliot, ont croisé le fer, ce dimanche, à l’occasion d’un débat.

Ce deuxième et dernier débat portait sur l’économie, la santé et l’éducation. Selon les deux aspirants à la chefferie du PCQ, l’État nuit à une «gestion saine de l’économie» et un changement de culture s’impose.

«Il y a beaucoup trop de réglementations, a dit Daniel Brisson. (Le) rôle (de l’État) n’est pas d’intervenir dans tous les domaines de la société. Ce modèle basé sur celui des années 1970 ne fonctionne plus. La dette parle d’elle-même.»

Son adversaire, Adrien Pouliot, a soutenu que le gouvernement n’a pas à dicter à la population la marche à suivre en matière de finance. Il s’en est directement pris à la première ministre Pauline Marois lors de son allocution.

«Les politiciens et les bureaucrates ne savent pas comment créer de la richesse, a ajouté l’ancien adéquiste. Je comprends que Madame Marois a déjà dit, il y a trois ans, qu’il fallait trouver de la richesse au Québec, mais pour une travailleuse sociale de formation, je ne suis pas certain qu’elle savait comment s’y prendre.»

Par exemple, s’il était au pouvoir, le PCQ réduirait les impôts des entreprises et s’occuperait d’abaisser la dette en s’attaquant notamment aux dépenses publiques.

Les deux candidats sont unanimes : la réussite du système de santé québécois passe nécessairement par le privé.

«Quand nos gestionnaires d’hôpitaux voient quelqu’un entrer dans l’hôpital, ils se disent : "voilà encore une dépense", a illustré Adrien Pouliot. Si les établissements étaient gérés comme des entreprises privées, ce sont des revenus que les gestionnaires verraient entrer par la porte.»

Faisant allusion à la coupure de 10 millions $ au Fonds de recherche du Québec par le Parti québécois, Daniel Brisson a proposé de privatiser les départements de recherche en santé.

«Un département de recherche pourrait très bien être lié à une entreprise pharmaceutique, a-t-il dit. On a des talents au Québec, mais il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues et laisser le privé se développer.»

Adrien Pouliot et Daniel Brisson ont également soutenu que l’abolition des cégeps et des commissions scolaires est inévitable. «Ce sont des structures étatiques très coûteuses», a indiqué M. Brisson.

«Les écoles deviendraient des entités autonomes avec leur conseil d’administration. Ils engageraient les profs, négocieraient les conventions collectives. Les directeurs d’école, au lieu d’être des concierges, deviendraient de vrais présidents d’entreprises», a ajouté M. Pouliot.

En ce qui concerne les droits de scolarité, il a proposé de déréglementer les frais et d’«ajuster les prêts et bourses pour les étudiants méritants».

«Ce n’est pas vrai que tout le monde devrait aller à l’université; le système actuel favorise une mauvaise allocation de ressources, a dit Adrien Pouliot. Les gens vont à l’université, obtiennent des diplômes, mais ne trouvent pas d’emplois. L’accessibilité n’est pas universelle.»

Les membres éliront le prochain chef lors du Conseil général du PCQ, qui se tiendra les 23 et 24 février, à Trois-Rivières.

À noter que le PCQ n’a pas encore suscité une ferveur dans la Belle Province. Aux élections de septembre, le parti n’a réussi qu’à obtenir 0,18 % des intentions de vote (un peu plus de 7000 votes). L’ancien député fédéral conservateur, Luc Harvey, était alors chef de la formation.

 

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