/sports/others
Navigation
Bourse | Amélie B. Kretz

La meilleure junior en Amérique du Nord

La meilleure junior en Amérique du Nord
Photo courtoisie Amélie B. Kretz a terminé sa dernière saison chez les juniors en se classant première au Québec, première au Canada et première en Amérique du Nord.

Coup d'oeil sur cet article

Triathlonienne à huit ans! Voilà qui est plutôt inhabituel. Il ne faut pas se le cacher, le ­triathlon – une combinaison de trois disciplines extrêmement ­exigeantes: nage, vélo et course à pied – n’est pas ce qu’il y a de plus attirant quand on est enfant. Mais pas pour Amélie B. Kretz, qui est tombée en amour avec le triathlon dès son premier rendez-vous.

Pourtant, ce n’étaient pas les prétendants qui manquaient. Elle a flirté avec le hockey, le golf, le ski alpin, le soccer (jusqu’au AA) et le vélo de montagne (elle a fait les Jeux du Québec). Mais rien à faire : sa passion, née de cette première rencontre à l’été 2001 à Trois-Rivières, l’a emporté. Allez savoir pourquoi! Même Amélie n’arrive pas à l’expliquer. C’est comme ça! Et ce n’est pas le papa, Patrice Kretz, qui s’y opposerait. Lui aussi s’est fait jouer le tour. Il a accompagné sa fille à tellement d’entraînements et de compétitions qu’il y a pris goût et s’y est mis lui aussi. Et le papa se débrouille plutôt bien: troisième dans sa catégorie d’âge au ­Ironman de Kona à Hawaï en 2010; un championnat mondial, faut-il préciser.

Première en Amérique du Nord

Si Patrice se débrouille bien au triathlon, que dire alors d’Amélie, que la Fédération du triathlon du Québec a nommée athlète de l’année à quatre reprises: en 2008, 2009, 2010 et 2012.

L’année dernière, sa dernière chez les juniors, l’athlète originaire de Blainville, dans les Basses-Laurentides, a connu une saison de rêve.

Elle a terminé première au Québec (et c’est comme ça depuis 2009), première au Canada, première aussi en Amérique du Nord et quatrième au Championnat ­panaméricain. Dans ce dernier cas, c’est un bête accident de vélo qui l’a éloignée du podium.

«Une concurrente m’a coupée dans un virage, explique la 13e candidate au concours des Bourses d’études jeunes athlètes du Journal de Montréal/Journal de Québec/RBC. Son vélo a touché ma roue avant et je suis tombée. Des concurrentes mexicaines, qui me suivaient, sont ensuite tombées sur moi et j’ai mis trop de temps à remonter sur le vélo et à ­reprendre la course».

Quand Amélie a entamé le dernier volet de ce triathlon, la course à pied, elle était à une minute et demie de la tête. «J’ai essayé de rattraper le premier peloton, mais j’avais perdu trop de secondes», ajoute la jeune femme. Elle terminera malgré tout au quatrième rang, à 32 secondes de la médaille d’or remportée par la Mexicaine Adriana Barraza, une rivale qu’Amélie avait battue par une quarantaine de secondes lors des Championnats nord-américains tenus plus tôt dans la saison.

Une nouvelle catégorie

On ne peut parler de cette remarquable saison 2012 sans souligner sa magnifique performance aux Championnats du monde dans la catégorie junior élite : une sixième position. Non seulement Amélie rivalisait avec les meilleures du monde, mais il s’agissait aussi de sa toute première expérience à ces championnats.

Ça ne pouvait pas mieux tomber. ­Amélie vient de faire le saut chez les seniors et ce résultat lui injecte une dose de confiance qui facilitera très certainement la transition. Les effets bénéfiques ont même commencé à se faire sentir. «Je débute ma première année au niveau senior et je vise avec confiance les championnats du monde U23 élite, dit-elle. J’ai aussi comme objectif de courser sur le circuit de la Coupe du monde et, à plus long terme, de faire les Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janiero.»

Pourquoi pas? Pour faire de grandes conquêtes, il faut de grandes aspirations, et quand on est talentueuse comme ­Amélie, les aspirations sont grandes, mais pas démesurées.

Commentaires