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Dans l’arène

Bute c. Pascal : enfin!

Bute c. Pascal : enfin!
photo d’archives Selon Russ Anber, analyste de boxe pour le compte de TSN et de Loto-Québec, le boxeur québécois Jean Pascal a beaucoup appris de ses deux combats face à Bernard Hopkins.

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Tous les amateurs de boxe du Québec attendaient ce combat. Et ils l’auront enfin cette confrontation entre les deux gladiateurs les plus couronnés et les plus adulés de la Belle Province.

Tous les amateurs de boxe du Québec attendaient ce combat. Et ils l’auront enfin cette confrontation entre les deux gladiateurs les plus couronnés et les plus adulés de la Belle Province.

Le 25 mai serait la date de choix pour la rencontre entre Lucian Bute et Jean Pascal. On le souhaite...sinon, on parle du printemps.

«Je n’ai aucune idée de qui sera le favori, mais ce sera excitant. Et c’est temps que ça se fasse. On a même un peu manqué le bateau, puisque ça aurait dû se faire quand les deux étaient champions, m’expliquait l’analyste de boxe pour le compte de TSN et de Loto-Québec, Russ Anber, une véritable encyclopédie du noble art. Même si c’est la première fois que deux ex-champions du monde québécois s’affrontent, l’engouement aurait décuplé si Bute et Pascal étaient encore tous deux champions.»

«Mais mieux vaut tard que jamais, a-t-il continué. Ce sera tout de même un événement historique dans l’histoire québécoise et canadienne du sport. Le seul combat d’importance plus élevée disputé au pays et impliquant un Canadien est à mon avis le premier choc entre Muhammad Ali et George Chuvalo...ce dernier a d’ailleurs été le premier à durer 15 rounds avec Ali.»

Malgré tout, Bute (31-1, 24 K.-O.) et Pascal (27-2-1, 16 K.-O.) ont remporté leur dernière bataille respective. Le résultat n’a certes pas été aussi concluant que l’on aurait espéré pour les deux combattants, mais ces rencontres préparatoires ont servi à chasser la crainte dans un cas (Bute) et la rouille, dans l’autre (Pascal).

«Les deux sont encore loin d’être finis. Ils ne sont pas proches de la quarantaine et n’ont pas accumulé les défaites. Ils ne se battront pas pour un titre mondial, mais pour la fierté de pouvoir affirmer qui est le meilleur en ville, a analysé Anber. Et il y a de tout avec cette bagarre: le bon gars contre le bad guy, le gentleman contre la grande gueule et le Blanc contre le Noir. »

Centre Bell ou Stade olympique?

Le Centre Bell est-il prêt à accueillir ce spectacle? Préférera-t-on plutôt le Stade olympique, hôte du légendaire face-à-face entre Sugar Ray Leonard et Roberto Duran, le 20 juin 1980?

« Évidemment, ils doivent (GYM et InterBox) faire ça dans un endroit historique. Le Centre Bell est une place de choix. Mieux vaut faire ça à guichet fermé avec 22 000 spectateurs qu’avec 30 000 personnes sur place (au Stade olympique, par exemple) et qu’il reste encore 10 000 billets à vendre », a avancé le Montréalais, bien connu pour avoir été l’hôte de l’émission «In This Corner », sur les ondes de TSN.

Deux méthodes différentes

Après leur revers respectif, Jean Pascal et Lucian Bute ont tous utilisé une stratégie bien différente afin de revenir sur le sentier de la victoire.

«Je crois que Pascal a appris de ses deux combats avec Bernard Hopkins. Après avoir perdu de façon serrée dans le deuxième choc, il a pris un an et demi de repos pour reprendre ses énergies et avoir faim de nouveau», a mentionné Russ Anber.

«Quant à Bute, après sa raclée contre Froch, il s’est rapidement lancé dans le bain de nouveau, dans un affrontement de 12 rounds (contre Denis Grachev)», a-t-il ajouté.

Quelle méthode aura été la plus productive? On le saura éventuellement. Une chose est toutefois certaine pour Russ Anber. Le poids ne sera pas un facteur dans cette bataille.

«Bute est un immense 168 livres. Il fait 6 pi 2 po et le lendemain matin d’une pesée, il monte sur la balance de la pesée de sécurité de l’IBF à 178 livres, a renchéri Anber. Il est bien plus près des 175 livres que ne l’était Jean Pascal quand ce dernier a affronté et battu Adrian Diaconu.»

Vrai, Jean Pascal compte à sa fiche deux victoires face à un représentant d’InterBox, Adrian Diaconu. Ces deux triomphes vont-ils donner au Lavallois un avantage psychologique ou un excès de confiance pour faire face au Roumain d’origine? Seul l’avenir... et cette rencontre tant attendue pourront répondre à cette question.

L'uppercut
Montréal est une véritable ville de sports de combat. Le Centre Bell est plein à craquer lorsque Georges St-Pierre monte dans l’octogone et la tension monte entre les partisans lorsqu’il est question de Jean Pascal et de Lucian Bute. Voici la preuve qu’il n’y a pas que du hockey comme sport majeur ici!
Le coup bas
Le seul obstacle pour la mise en place d’un combat entre Jean Pascal et Lucian Bute le 25 mai est le promoteur de Chad Dawson, Gary Shaw. Le coloré personnage, qui avait invectivé les officiels québécois après le revers de son protégé face à Pascal en 2010, est désormais prêt à tout pour revenir sur les lieux de la défaite et de permettre à son boxeur de tenter de prendre sa revanche...ce sera à la chaîne HBO de trancher.
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Il y a présentement quatre pugilistes québécois dans les prestigieux classements mondiaux du magazine The Ring. En plus du Montréalais d’origine roumaine Lucian Bute (troisième chez les 168 lb) et du Longueuillois Adonis Stevenson (neuvième chez les 168 lb), le Montréalais Dierry Jean (10e chez les 140 lb) a récemment fait son apparition. Le Lavallois Jean Pascal (disparu des classements) est le seul boxeur originaire de la Belle Province (dans l’époque moderne) à avoir mis la main sur un titre The Ring, remis au champion mondial linéaire d’une catégorie. Il avait mis la main sur cette ceinture avec son gain par décision unanime technique sur l’Américain Chad Dawson, le 14 août 2010 au Centre Bell.
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