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Danielle St-Amand | PLQ

Ouellet, une «cr... de folle!»

La députée libérale Danielle St-Amand pète les plombs et insulte la ministre des Ressources naturelles

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La députée libérale Danielle St-Amand a envoyé «chier» sans détour la ministre Martine Ouellet lors d’une séance de travail privée, mardi soir, provoquant le capotage de la commission parlementaire sur Gentilly-2. 

«Les fils se sont touchés», a-t-on convenu dans les rangs libéraux. En plus de lui dire «va donc chier», la députée de Trois-Rivières, farouche partisane de la réfection de la centrale nucléaire, a aussi qualifié la ministre de «crisse de folle», ont confirmé plusieurs sources.

Les députés péquistes Noëlla Champagne et Luc Trudel se sont portés à la défense de la ministre des Ressources naturelles hier. Ils ont condamné ces propos «inacceptables» et «grossiers» lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

«La tension (était) incroyable. En huit ans de parlementarisme, je n’ai pas vécu ça...», a déclaré Mme Champagne.

Fin des discussions

Dans les circonstances, le PQ a mis fin aux discussions avec l’oposition sur Gentilly-2.

Conséquence : les membres de la commission qui étudiaient les impacts du déclassement de la centrale nucléaire et le plan de diversification économique ne produiront pas de rapport. Encore moins de recommandations, malgré les attentes dans le Centre-du-Québec et en Mauricie. «Ça devenait impossible», a plaidé Mme Champagne.

«Attitude indigne», selon Ouellet

Mme Ouellet a brièvement réagi, déplorant cette attitude «indigne d’une parlementaire». «Si elle a des excuses à présenter, je suis tout à fait prête à (les) entendre». Pas question, toutefois, de reprendre le dialogue sur Gentilly-2. «Je pense que ce volet-là, il est clos», a-t-elle martelé.

St-Amand s’excuse 

La députée de Trois-Rivières a finalement présenté ses excuses à la ministre Ouellet et ses collègues de la commission, par voie de communiqué, en fin d’après-midi. En entrevue avec Le Journal, elle s’est dite «franchement désolée» pour ses écarts langagiers.

«Je me suis emportée. Ce n’est pas mon genre. Ce dossier-là me tient vraiment à cœur, je le fais pour les gens de chez-nous.»

Au cours du même entretien, elle a toutefois reproché à Mme Ouellet son «arrogance» et «l’ingérence» dont elle a fait preuve en s’impliquant activement dans une séance de travail.

«Jamais un ministre ne va voter dans une séance de travail, ça ne s’est jamais fait ! À cause du pouvoir d’influence. Est-ce que c’est de la dictature ?», s’est-elle demandée à voix haute. Selon elle, Mme Ouellet ne cherchait qu’un prétexte pour mettre fin aux travaux de la Commission parce qu’«elle ne voulait pas de rapport».

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