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« Requins en affaires »

Un entrepreneur s’est senti largué par deux dragons

« Requins en affaires »
Photo Roger Gagnon Le propriétaire de La Mouchetée à Saint-Fulgence, François Gaudet, a vécu un cauchemar après son passage à l’émission Dans l’œil du Dragon.

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L’an dernier, François Gaudet, propriétaire de La Mouchetée à Saint-Fulgence, dénonçait sa mésaventure avec deux des cinq dragons de l’émission Dans l’œil du Dragon.

L’an dernier, François Gaudet, propriétaire de La Mouchetée à Saint-Fulgence, dénonçait sa mésaventure avec deux des cinq dragons de l’émission Dans l’œil du Dragon.

À quelques jours du début de la 2e saison, l’homme d’affaires, qui se considère comme floué par les promesses de Gaétan Frigon et Danièle Henkel, persiste et signe. Il tient à se dissocier des dragons qu’ils considèrent comme des requins.

L’entreprise se spécialise dans la production d’un velouté de truite fumée, un produit artisanal très prisé par les amateurs de fine cuisine. L’homme d’affaires désire plus que jamais qu’on arrête de l’associer avec les dragons. «Tout le Canada pense que je suis encore avec eux. Ce n’est pas le cas. Cette histoire m’a fait perdre des investisseurs potentiels. Nous allons réussir sans eux à atteindre notre objectif d’être présent partout au Québec, mais toujours de façon artisanale», explique François Gaudet.

C’est le 23 avril 2012 que débute ce qui deviendra un véritable cauchemar pour l’homme d’affaires. Lors de son passage à l’émission diffusée sur les ondes de Radio-Canada, il avait séduit deux des cinq investisseurs.

«En échange de 30 % des actions de ma compagnie, ils investissaient 40 000 $. Deux mois après avoir été vu par 96 0000 ­téléspectateurs on m’annonce, par courriel, qu’ils renoncent à leur promesse.»

Tout se transforme rapidement en feu de paille. Pour François Gaudet, l’argent ­proposé servirait à distribuer ses produits partout au Québec.

Une recette secrète

«En dehors de l’émission, ils m’ont fait une 2e offre qui m’obligeait à leur céder 50 % des actions. Ils voulaient que je renonce à l’aspect traditionnel de ma production pour qu’elle devienne industrielle. Je devais céder mon nom et mes recettes présentes et ­futures. On m’envoyait au département des relations publiques et du contrôle de la qualité. Je n’ai même pas eu le temps de répondre à cette offre.»

S’apercevant que François Gaudet commençait à se rebeller, on lui propose une 3e offre.

«Je me ramassais avec des poussières. Frigon, c’est un financier. Il était au courant de tout sur mon entreprise. Je le voyais comme un parrain. Je pensais être son protégé. Je lui faisais confiance à 200 %. Ce sont des requins en affaires.»

Même son de cloche avec l’Almatois Noël Doyes, copropriétaire de Cordoclip, qui avait aussi conquis les investisseurs de l’émission avec sa corde à linge ­révolutionnaire. Dans son cas, des ­démarches -judiciaires contre le dragon Denis Vachon et ses anciens partenaires pourraient prendre fin d’ici peu par une entente à l’amiable.

«Présentement, ça brasse, mais je pense qu’au plus tard, dans une dizaine de jours, j’aurai réglé à l’amiable. On m’avait accusé de ne plus avoir de droits avec Cordoclip, ce qui est faux. Je suis propriétaire de 75 % de l’entreprise.»

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