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L’impact d’un transfert

mario roy

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Ce n’est pas un secret, l’impact du déménagement des Coyotes de Phoenix aurait comme conséquence directe de faire augmenter les revenus dans la LNH.

Ce n’est pas un secret, l’impact du déménagement des Coyotes de Phoenix aurait comme conséquence directe de faire augmenter les revenus dans la LNH.

Qui dit augmentation des revenus dit augmentation du plafond salarial, selon la convention collective de la Ligue. Lorsque les Thrashers d’Atlanta ont déménagé à Winnipeg, le plafond salarial avait augmenté de près de deux millions.

Une hausse du plafond salarial ne plaît pas nécessairement aux marchés pauvres ou ceux qui génèrent moins de revenus, il va sans dire.

Il y a fort à parier que si les Coyotes déménageaient éventuellement à Québec, le même scénario se produirait.

Les divisions

Par ailleurs, il sera intéressant de suivre le vote sur le réalignement des divisions qui est actuellement proposé par la Ligue à ses propriétaires et à l’ensemble des membres de l’Association des joueurs de la Ligue nationale (AJLNH).

Quatorze équipes évolueraient dans la conférence de l’Est alors que, dans celle de l’Ouest, seize équipes se disputeraient une place en séries éliminatoires.

On me dit que l’AJLNH veut savoir ce qu’il adviendra des Coyotes, la saison prochaine et que ce réalignement ne fait pas l’affaire de quelques propriétaires.

La situation est préoccupante pour les joueurs étant donné que le mauvais rendement financier de la franchise affecte présentement leurs cotisations dans ce qu’on appelle «l’escrow».

Quelle sera la stratégie de la LNH et de Gary Bettman? Gageons qu’ils en ont déjà une très bonne idée en ce qui concerne la franchise de l’Arizona et que, d’ici les huit prochaines semaines, nous en saurons davantage.

Seattle

Pour ce qui est d’une éventuelle équipe à Seattle, j’y crois de moins en moins. Pas que je doute de son potentiel, cependant.

Contrairement à ce que certains rapportent depuis un bout de temps, une source me dit que la LNH n’a pas tant de visées pour s’établir à Seattle.

Comme je le relatais dans cette chronique, il y a quelques semaines, c’est simplement parce qu’il y a déjà plusieurs équipes de sports majeurs dans cette ville.

Toujours selon ma source, une franchise de la LNH aurait de la difficulté à attirer les foules.

En 2012, Le Sounders FC (MLS – WC) a attiré en moyenne 43 144 spectateurs en saison régulière.

Pour leur part, les Mariners (MLB), c’est une moyenne de 21 258 spectateurs qui se sont rendus au Safeco Field, en 2012.

Les Seahawks (NFL) ont la manne des partisans de l’endroit : 67 946 personnes ont franchi les tourniquets du CenturyLink Field en moyenne par match lors de la dernière saison.

Les Huskies (NCAA football) avec une moyenne de 52 981 spectateurs et au basketball (NCAA), ce sont 9283 en moyenne qui fréquentaient le Alaska Airline Arena, à Seattle, pour la saison 2011-2012.

Ces statistiques laissent peu de place pour la LNH et je vous épargne les statistiques concernant le soccer de la USL, le rugby, le roller derby et la crosse.

Il est donc de moins en moins probable qu’une franchise s’établisse à court terme à Seattle, selon ce que ma source me révèle. Du moins, c’est ce qu’il entend de la provenance du bureau de la LNH.

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