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Procès

Magnotta veut un huis clos

Magnotta
Photo d'archives Luka Rocco Magnotta à son retour au pays

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Les journalistes ne pourront pas divulguer au public les détails de l’enquête préliminaire du présumé meurtrier Luka Rocco Magnotta qui doit commencer la semaine prochaine, mais ce dernier veut aussi que les scribes soient barrés de la salle d’audience.

L’avocat de Magnotta, Me Luc Leclair, présentera son raisonnement pour un huis clos, la semaine prochaine, en indiquant que l’absence du public «servira mieux les objectifs de la justice».

Les raisons pour les interdictions ont été noircies dans une copie de la motion de Magnotta.

Magnotta, âgé de 30 ans, un ancien acteur de films pornos, fait face à plusieurs accusations, incluant meurtre prémédité et indignité envers un cadavre humain après que l’étudiant chinois Jun Lin eut été tué et démembré au mois de mai 2012.

L’avocat Mark Bantey plaidera contre la motion de Magnotta au nom de plusieurs organisations de presse.

«Je suis toujours à la recherche d’une cause où le public a été banni d’une enquête préliminaire, a indiqué Me Bantey à l’Agence QMI. Je n’ai jamais vu ça en 30 ans de pratique».

Me Bantey a aussi indiqué que son collègue devra avoir une argumentation plus pesante que pour «un interdit de publication» afin de persuader la juge Lori Renee Weitzman de lui accorder la motion.

La défense a déjà obtenu un interdit de publication sur les preuves présentées à l’audience.

Au moins quinze personnes témoigneront contre Magnotta à l'enquête préliminaire, incluant des policiers de Paris et Berlin, là où le suspect s’est réfugié avant d’être capturé une semaine après la mort de Lin.

La Couronne devrait aussi présenter une vidéo qui montrerait le meurtre.

La crainte s’était emparée du pays après qu’une main et un pied de la victime eurent été envoyés par la poste à des partis politiques à Ottawa. D’autres membres ont été expédiés à deux écoles, à Vancouver.

Avec AFP

 

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