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Dans l’arène

L’opinion de Pascal

L’opinion de Pascal
photo d’archives Selon Jean Pascal, Bernard Hopkins devrait facilement vaincre Tavoris Cloud.

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Les amateurs de boxe de la Belle Province attendent tous avec impatience la date du 25 mai, où Jean Pascal et Lucian Bute pourraient s’affronter dans un combat épique, d’une ampleur gargantuesque. Avant tout ce cirque, le combat de championnat du monde IBF des mi-lourds entre Tavoris Cloud et Bernard Hopkins, samedi à Brooklyn, attirera l’attention des curieux.

Les amateurs de boxe de la Belle Province attendent tous avec impatience la date du 25 mai, où Jean Pascal et Lucian Bute pourraient s’affronter dans un combat épique, d’une ampleur gargantuesque. Avant tout ce cirque, le combat de championnat du monde IBF des mi-lourds entre Tavoris Cloud et Bernard Hopkins, samedi à Brooklyn, attirera l’attention des curieux.

Pour Jean Pascal, cet affrontement n’en sera pas un. Il voit Hopkins prendre la mesure de Cloud, qu’il juge «trop vert» pour ce type de défi.

«Je crois qu’Hopkins devrait être favori pour plusieurs raisons: c’est une légende, il a plus d’expérience, il est plus complet, en plus d'être plus intelligent que Cloud, a-t-il analysé. La seule chose qui peut jouer contre lui, c’est son âge (48 ans). Mais Bernard n’est pas dans la norme. Personne ne sait pourquoi même si j’ai ma petite idée.»

«Je vois Hopkins remporter une décision ou même gagner par T.-K.-O., a ajouté le Lavallois. Cloud est encore vert. Il vivra son plus gros événement contre son plus gros test en carrière. Il devra être prêt à tout contre Hopkins, que ce soit un pouce dans l’œil, des coups sous la ceinture ou dans les reins. Je crois qu’Hopkins est trop rusé pour Cloud.»

Par ailleurs, le protégé du Groupe Yvon Michel (GYM) n’a jamais été impressionné par les habiletés du bagarreur floridien, actuel détenteur de la couronne IBF des mi-lourds (175 lb).

«On m’a toujours dit que Cloud était dangereux, mais moi, je l’ai toujours trouvé ordinaire, a-t-il avoué. J’ai été impressionné par des gars comme Roy Jones Jr., Floyd Mayweather Jr., Oscar De la Hoya, Shane Mosley et Andre Ward, de vrais athlètes! D’autres comme Tavoris Cloud et Kelly Pavlik, par exemple, physiques mais peu athlétiques, ne m’ont jamais épaté. »

Quant au vieux renard de Philadelphie, sa dernière victoire remonte au 21 mai 2011, au Centre Bell, alors qu’il avait ravi les titres The Ring et WBC des mi-lourds à Pascal afin de devenir le plus vieux pugiliste de l’histoire à mettre la main sur un titre mondial majeur (à l’âge de 46 ans).

Bute ou Dawson ?

­Depuis, il a combattu à deux reprises face à Chad Dawson (un no contest et une défaite par décision majoritaire). Il tentera, contre Cloud, de battre son propre record.

«Je ne dirais pas non pour faire face à Hopkins une troisième fois, mais je serais surpris qu’il accepte, a mentionné le poulain de Marc Ramsay. Dans le premier choc, il a été chanceux d’obtenir un match nul avec les deux chutes au tapis qu'il a subi et dans le second, c’était très très serré.»

L’ancien champion The Ring, WBC et IBO des poids mi-lourds ne fait toujours pas qui de Lucian Bute ou de Chad Dawson il affrontera le 25 mai. Toutefois, il voit le Montréalais d'origine roumaine comme un plus grand défi que l'Américain.

«Le choc avec Bute, c’est du 50/50. Je crois même qu’il devrait être le favori, a-t-il avancé. Il y aura de la tension et de la pression contre lui, alors que j’ai déjà battu Dawson. J’ai un avantage mental sur ce dernier, puisque j'ai été le premier à trouver la façon de le battre.»

Bute, je ne connais pas encore sa puissance, ni sa vitesse, a-t-il continué. Oui il monte de catégorie, mais ce poids supplémentaire et le fait qu’il n’aura pas à se déshydrater va simplement lui donner davantage d’énergie. Je le sais...je l’ai vécu lors de ma première bataille contre Adrian ­Diaconu, à ma première sortie chez les mi-lourds.»

L'uppercut
Après avoir été déçu de ne pas combattre le 8 février au Centre Bell, en raison du non-professionnalisme du Dominicain David Toribio, Joachim Alcine aurait enfin l’occasion de se battre. Le boxeur, actuellement sous contrat pour trois combats avec GYM et Lou DiBella (en co-promotion), ferait face à l’Anglais Brian Rose, le 20 avril en Angleterre.
Le coup bas
On parle du poids plume américain Gary Russell Jr. comme de l’une des prochaines étoiles du sport. Or, l’explosif gaucher âgé de 24 ans a disputé 22 duels chez les pros, tous contre des boxeurs de calibre régional, au mieux...Quand affronterez-vous un adversaire de taille, M. Russell?
48 c. 31
Le champion IBF des poids mi-lourds, Tavoris Cloud, est favori à une cote de 1,45 contre 2,25 (un peu moins de 2 contre 1) par Loto-Québec pour son combat de samedi, à Brooklyn, face à Bernard Hopkins. La différence d’âge entre les deux hommes (48 ans pour Hopkins, 31 ans pour Cloud) a très certainement influencé les bonzes de la société d’État pour cette cote.
Quand des juges tuent une carrière
Les mauvaises décisions des officiels tuent le sport à petit feu. Pour certains, une décision douteuse peut simplement leur faire perdre un peu d’argent avant une autre occasion, mais pour d’autres, comme Arash Usmanee, les conséquences peuvent être désastreuses.
Le gladiateur natif de l’Afghanistan ayant grandi en Alberta n’est pas un lâcheur. Il a poursuivi ses ambitions de boxeur même si on l’a privé de son rêve, une participation aux Jeux olympiques de Pékin, puisque les officiels de l’Association Internationale de Boxe Amateur (AIBA) l’ont privé d’une victoire méritée contre le Turc ­Yakup Kilic, mieux classé et connu que lui par l’AIBA.
Il s’est exilé à Montréal puisque les perspectives de boxer chez les pros étaient peu reluisantes en Alberta. Évoluant sans l’aide d’un promoteur en bonne et due forme, l’infatigable guerrier avait traîné son baluchon à Montréal afin de s’entraîner sous l’égide de son entraîneur de l’équipe nationale de boxe olympique, Daniel Trépanier. Néanmoins, le vol manifeste qu’Arash Usmanee a subi dans son duel éliminatoire IBF contre le Cubain Rances Barthelemy, le 4 janvier dernier à Miami, a tué ses ailes. Et lundi, il a aussi perdu le seul support qu’il avait: son gérant et son entraîneur.
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