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Sans alarmer, il faut rassurer

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Une enquête interne et des mesures disciplinaires doivent être prises dans un cas comme celui-là, parce qu’une faute grave a été commise dans le cadre d’un travail.

Une enquête interne et des mesures disciplinaires doivent être prises dans un cas comme celui-là, parce qu’une faute grave a été commise dans le cadre d’un travail.

Toutefois, l’enquête policière permet, elle, de faire la lumière complète sur la situation. Elle permet d’apporter la transparence à laquelle a droit le public et ouvre la porte sur les motivations profondes qui ont poussé l’individu à commettre un tel geste et, sans alarmer, elle permet de rassurer.

Lors d’une enquête interne, la personne prise en faute doit s’expliquer avec son employeur, mais elle peut aussi facilement lui mentir, parce que les conséquences sont peut-être moins grandes ou moins astreignantes.

Le travail du policier amène une autre dimension. L’individu enquêté sait qu’il pourrait faire face éventuellement à des accusations de nature criminelle et les policiers détiennent des moyens d’enquête leur permettant de vérifier chacune des pistes.

Peut-être que le bureau du coroner a jugé qu’il possédait tous les éléments, mais dans un cas comme celui-là, ce sont les procureurs qui devraient pouvoir se prononcer sur la notion criminelle de l’acte qui a été commis à l’aide de la lumière faite par les policiers.

En tant que société, nous sommes aussi en droit de nous demander ce qu’il est advenu de ces photos et à quoi elles ont servi.

Est-ce qu’on peut considérer cela comme de la profanation de cadavre? Est-ce que l’utilisation des photos a pu servir à un réseau de gens qui ont un penchant pour la nécrophilie? Est-ce que ces photos-là ont été partagées par internet? Combien de familles exactement sont touchées?

Ce sont autant de questions que nous devons nous poser concernant les motivations de cette personne. L’enquête policière permettra d’offrir des réponses.

— Propos recueillis par Kathleen Frenette

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