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Jeux du Québec

Girard épate la galerie

Le jeune défenseur a fait écarquiller les yeux durant les compétitions

Girard épate la galerie
Photo Roger Gagnon Samuel Girard (au centre) avec ses frères Jérémy et Christopher et leur mère, Guylaine Dion.

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Le défenseur Samuel Girard se souviendra longtemps de sa participation à la 48e finale des Jeux du Québec – Saguenay 2013. Lorsqu’on a 14 ans et que des milliers de spectateurs scandent ton nom chaque fois que tu touches à la rondelle, ça fait réfléchir.

Le défenseur Samuel Girard se souviendra longtemps de sa participation à la 48e finale des Jeux du Québec – Saguenay 2013. Lorsqu’on a 14 ans et que des milliers de spectateurs scandent ton nom chaque fois que tu touches à la rondelle, ça fait réfléchir.

Le Journal a rencontré le jeune hockeyeur à sa résidence familiale quelques minutes avant qu’il ne prenne la route en ­direction de la Beauce pour participer au début des séries 2013 de son équipe, les Espoirs Lac-Saint-Jean Bantam AA. Un premier match contre l’Express Rive-Sud 2.

Inscrit depuis trois ans au programme Sports-études du Pavillon Wilbrod-Dufour à Alma le Robervalois ne cesse de surprendre la galerie et son agent, Gilles Lupien, le voit de plus en plus dans sa soupe.

Lors de la finale de mardi matin aux Jeux du Québec, l’équipe du Saguenay–Lac-Saint-Jean s’est inclinée au compte de 5 à 4 contre la formation de la Capitale-Nationale. Girard a participé aux quatre buts en récoltant 1 but et 3 passes. Il y a deux ans, la formation régionale avait terminé au 17e rang sur 18 équipes.

Sport-études depuis trois ans

«C’était malade. En touchant la rondelle, les spectateurs criaient chaque fois “Girard! Girard! Girard!”. J’ai rarement vu un match aussi exaltant», raconte Guylaine Dion, sa mère encore sous le coup de l’émotion.

Mais pour se rendre à ce niveau, le jeune hockeyeur se lève depuis trois ans à 5 h 45 pour parcourir, en autobus scolaire, la distance qui le sépare de son école à Alma, soit environ 60 kilomètres.

«J’étudie en secondaire trois. Au début, je trouvais difficile de prendre l’autobus tôt le matin. Maintenant, j’ai pris le beat», ­explique Samuel Girard qui revient à la maison en fin d’après-midi.

Entraînement rigoureux

Gilles Lupien communique avec son protégé après chaque match où il le voit.

«Immédiatement après la rencontre, il me téléphone pour me donner des conseils. Cette saison, il a assisté à une douzaine de mes matchs.»

Lorsque la fin de la saison arrive, l’athlète commence un entraînement rigoureux. Son entraîneur, Mathieu Gravel, qui travaille avec Gilles Lupien, lui propose un programme adapté afin de lui permettre d’augmenter sa masse musculaire et son effort cardiovasculaire.

«C’est lui qui prépare le programme d’entraînement pour le Canadien. Dans mon cas, ça dure trois heures par jour.»

Samuel Girard participera, en avril, pour une 2e année consécutive au tournoi Jari Kurri en Finlande qui accueille des formations en provenance de plusieurs pays. Autre projet pour le jeune hockeyeur, celui de parfaire sa langue, celle de Shakespeare.

«Puisque je ne suis pas bon en anglais, Gilles m’a inscrit à une formation en ­anglais à Moncton.»

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