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Dans l’arène

Violente bagarre à prévoir

Violente bagarre à prévoir
photo d’archives Georges St-Pierre et Nick Diaz croiseront le fer samedi soir au Centre Bell.

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Il y a de l’animosité dans l’air. Même si les deux combattants ont déjà prétendu le contraire par le passé, le combat de samedi au Centre Bell entre Georges St-Pierre et Nick Diaz est ­maintenant personnel.

Il y a de l’animosité dans l’air. Même si les deux combattants ont déjà prétendu le contraire par le passé, le combat de samedi au Centre Bell entre Georges St-Pierre et Nick Diaz est ­maintenant personnel.

Il fallait entendre la conférence de presse téléphonique de la semaine dernière pour bien saisir les différences et l’hostilité présentes entre les deux hommes.

Outre le fait qu’ils pratiquent le même sport, les deux gladiateurs sont aux antipodes.

St-Pierre est réfléchi et analytique. Diaz est prompt et instinctif. Le Québécois prône le respect acquis avec la pratique des arts martiaux. Le Californien a une attitude digne d’un délinquant juvénile. Le champion affectionne la lutte. L’aspirant déteste ce style de combat.

Diaz, originaire de Stockton, une ville au doux sobriquet d’aisselles de l’Amérique (armpit of America), est jaloux du succès de St-Pierre. Ce dernier a toutefois mérité son statut d’étoile du sport, et ce, dès sa première victoire pour le titre des mi-moyens de l’UFC.

Ce soir là, le 18 novembre 2006 à Sacramento, lors du gala UFC 65, GSP est devenu un héros aux yeux des amateurs de sports de combat fleurdelisés en détrônant une icône des arts martiaux mixtes (AMM), Matt Hughes.

St-Pierre, en moins de deux rounds, a fait réaliser à plusieurs Québécois que nous ne sommes pas nés pour un petit pain, que nous ne sommes pas inférieurs aux Américains.

Et ces derniers sont également tombés sous le charme. Depuis le succès de Georges, parler avec un accent francophone à Las Vegas amène une touche d’exotisme et même un virulent succès ­auprès de la gent féminine!

Ma prédiction

Nick Diaz est un bon boxeur et il est ­habituellement en grande forme. Il compte également sur d’excellentes aptitudes au sol, mais sa faille, c’est son jeu de ­transition, sa lutte.

C’est ce qu’exploitera Georges St-Pierre, un spécialiste pour mettre à profit les faiblesses de ses rivaux. Tout en respectant sa stratégie, le poulain de Firas Zahabi tentera de faire mal à son adversaire et de lui faire payer chèrement son manque de respect.

Il frappera l’Américain aux jambes lorsque le duel sera debout, il le propulsera ensuite au plancher avec de solides ­projections pour le brutaliser au sol avec son Ground and Pound.

Éventuellement, je vois le pugiliste québécois conserver son titre et ­remporter une décision unanime en cinq rounds, au terme d’un combat ­intense et riche en émotions.

 

L'uppercut
Dierry Jean obtiendra enfin la chance qu'il mérite. Le 10 mai aux États-Unis, sur les ondes de l'émission Shobox du réseau Showtime, le Montréalais devrait affronter le Californien Cleotis Parvendis dans un combat éliminatoire au titre mondial IBF des super-légers. C'est un choc que doit gagner Jean s'il espère faire face au champion, Lamont Peterson.
Le coup bas
Nick Diaz a encore fait fi de ses obligations hier, lorsqu'il ne s'est pas présenté à l'entraînement public de l'événement UFC 158. Le Californien a encore une fois raté une belle occasion de ne pas se faire détester...autant par Dana White que par les partisans.
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C'est le nombre de combattants québécois qui ­monteront dans l'octogone samedi soir au Centre Bell, lors de l'événement UFC 158. En plus de Georges St-Pierre (Saint-Isidore, 170 lb), Patrick Côté (Montréal via Rimouski, 170 lb), Mike Ricci (Montréal, 155 lb) et John Makdessi (Laval, 155 lb) ­seront aussi en action. Le Montréalais Yves Jabouin devait ­également participer à la carte, mais son rival, Johnny Eduardo, a dû se désister en raison d'une blessure à l'épaule.
Hopkins est dans
une classe à part
L'Américain Bernard ­Hopkins a battu son propre ­record à titre de plus vieux boxeur à remporter une ceinture majeure en championnat du monde, samedi à Brooklyn, lorsqu'il a pris la mesure de son compatriote Tavoris Cloud par décision unanime.
En remportant la couronne IBF des poids mi-lourds à l'âge de 48 ans, Hopkins a surpris bien des gens avec sa performance contre un jeune loup comme Cloud.
«C'est tout à fait phénoménal, a analysé le patron de GYM, Yvon Michel. Ça ne peut arriver qu'une ou deux fois par siècle ce type d'exploit. Gordie Howe a joué au hockey jusqu'à 52 ans...mais il y avait quatre autres joueurs sur la glace avec lui.»
Le promoteur croit que la discipline de vie du brillant boxeur de Philadelphie lui a permis de se maintenir à ce ­niveau malgré son âge.
«En plus d'être un génie sur le ring, il a fait attention à son corps, autant pour l'alimentation que pour l'entraînement, a-t-il dit. Il était d'ailleurs de retour au gymnase dès lundi!»
«Cette discipline de vie a rapporté, a-t-il poursuivi. Il compte sur une condition physique que peu peuvent se vanter d'avoir. C'est une leçon pour tous les athlètes. Et son exploit, à mon avis, ne sera jamais battu.»
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