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Brutalité policière | Manifestation

Le SPVM pourrait «intervenir plus rapidement»

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Photo Ewan Sauves / Agence QMI Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’écarte pas la possibilité d’«intervenir plus rapidement» vendredi, lors de la manifestation annuelle contre la brutalité policière.

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MONTRÉAL - Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’écarte pas la possibilité d’«intervenir plus rapidement» vendredi, lors de la manifestation annuelle contre la brutalité policière.

Lors d’une séance d’information jeudi, les agents du SPVM ont exprimé leur inquiétude quant à la présence de plus en plus nombreuse de manifestants «radicaux» dans les rassemblements, rendant la tâche des policiers difficile.

«Lors de cette manifestation, nous pourrions aller plus loin dans l’application du règlement P-6, qui vise à coordonner les manifestations», a indiqué Pierre Brochet, directeur adjoint et chef des opérations du SPVM.

Cette loi municipale, adoptée l’année dernière lors du conflit étudiant, interdit le port du masque dans une manifestation et force les organisateurs à révéler le trajet à l'avance. Devant la grogne populaire, le SPVM avait décidé de tolérer chaque rassemblement, à moins qu’une infraction criminelle soit commise.

Questionné quant aux actes que pourraient poser les policiers vendredi, Pierre Brochet n’a pas souhaité commenter. «Je ne veux pas rentrer dans les stratégies policières», a-t-il dit.

Selon M. Brochet, les «casseurs» ont réussi à mobiliser d'autres personnes.

«Sport extrême urbain»

Malgré la fin du printemps érable, le mouvement persiste, a-t-on constaté du côté des policiers. Pistolets marins de détresse, feux d’artifice, cocktails Molotov : les récents rassemblements ont été particulièrement violents, a expliqué Alain Bourdages, inspecteur à la division de la planification opérationnelle du SPVM. Deux policiers auraient été blessés dernièrement.

«Il y a des gens qui y vont [dans les manifestations], mais est-ce que c’est vraiment pour la cause ou pour avoir une sensation d’adrénaline?», a lancé M. Bourdages.

D’après ce qu’il a observé lors des deux dernières manifestations nocturnes, les policiers sont la cible de toutes sortes de projectiles. Il y voit un phénomène de «sport extrême urbain».

«Je vois des jeunes lancer une balle de neige, lancer un morceau de glace. C’est le fun, c’est dans l’anonymat, mais c’est une agression armée, a prévenu l’inspecteur. Si la personne se fait arrêter, ce n’est plus un sport extrême urbain. Il y aura des accusations criminelles portées contre elle.»

Le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, a ajouté que, pour le moment, aucun itinéraire n’a été fourni par les organisateurs de la manifestation contre la brutalité policière.

«Ce qu’on compte faire, dès demain matin [vendredi], c’est de rencontrer les commerçants et les gens qui circulent à proximité du lieu de manifestation, leur dire de modifier leurs déplacements», a précisé M. Lafrenière.

 

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