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Affaire Magnotta

De nouvelles vidéos diffusées en preuve

Magnotta
illustration agence qmi, delf berg

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La scène ressemblait à celle d’hier. Une main devant la bouche, Luka Rocco Magnotta a ravalé sa salive à deux reprises, comme s’il se retenait pour ne pas vomir. La seule différence, c’est qu’il ne s’est pas évanoui ce matin.

L’accusé de 30 ans était de retour pour son enquête préliminaire ce matin au palais de justice de Montréal. Vêtu d’une chemise à carreaux et d’un pantalon blanc, portant des lunettes, Magnotta semblait s’être remis de son malaise d’hier, survenu alors que la Couronne présentait une vidéo.

Il a semblé mieux aller, mais le même schéma s’est répété. Lors du témoignage d’un enquêteur aux crimes technologiques, Me Louis Bouthillier de la Couronne a annoncé que de nouveaux éléments audiovisuels allaient être déposés en preuve.

Quelques minutes plus tard, les 12 écrans dans la salle d’audience se sont allumés et tout le monde pouvait voir de ses propres yeux une partie des faits qui ont poussé la poursuite à déposer des accusations contre Magnotta.

Ce dernier est accusé d'avoir assassiné de façon préméditée l’étudiant chinois Jun Lin le 25 mai dernier, ainsi que d’outrages à un cadavre et de production de matériel obscène, entre autres. Une ordonnance de non-publication interdit cependant de dévoiler le contenu de la preuve dans cette affaire.

Pendant le visionnement, le silence régnait dans la salle. Certains curieux venus assister aux audiences ont détourné les yeux, préférant ne pas regarder les écrans. D’autres sont restés stoïques.

Magnotta, assis derrière une baie vitrée dans le box des accusés, a gardé la tête baissée et une main collée sur la bouche. Il s’est essuyé les yeux avec un mouchoir à quelques reprises. Par moments, il jetait des regards vers la juge Lori-Renée Weitzman, comme s'il lui demandait d'arrêter.

Mais une fois le visionnement terminé, Magnotta n’a pas demandé de pause, contrairement à hier. Me Pierre Panaccio a alors commencé son contre-interrogatoire, tandis que l’accusé a repris l'air impassible qu’il avait gardé le plus clair du temps pendant les huit jours d’enquête préliminaire.

Le père de la victime de 33 ans n’était pas présent ce matin au palais de justice de Montréal. Diran Lin avait assisté à quelques journées d’audience, mais il n’est pas revenu cette semaine.

Le contre-interrogatoire de l’enquêteur, 20e témoin de la Couronne, se poursuit cet après-midi.

Me Bouthillier a annoncé qu’il restait peu de témoins basés à Montréal. Des policiers d’Ottawa, de Vancouver et d'Europe devraient aussi témoigner.

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