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Salut Marc!

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Sa voix résonnait quotidiennement dans des milliers de foyers de la région de Québec du temps des Nordiques.

Sa voix résonnait quotidiennement dans des milliers de foyers de la région de Québec du temps des Nordiques.

Il ne fait aucun doute que Marc Simoneau est une figure emblématique de la scène médiatique sportive de Québec, un personnage incomparable.

Il fut témoin des premiers balbutiements des Nordiques dans l’AMH. Déjà, dans les années 70, il était une figure de proue de CHRC, en compagnie d’André Arthur.

Cet homme, que j’ai rencontré chez lui dans son bureau en janvier 2012, combat un cancer incurable diagnostiqué en 2010. J’ai conservé précieusement l’enregistrement audio de mon entretien avec «Big Mac».

Visite

J’ai eu le privilège de m’entretenir avec l’homme, le journaliste sportif et le politicien. Il m’avait fait faire une visite de son musée personnel, dont plusieurs objets de collection garnissent les murs de son sous-sol.

C’est avec fierté qu’il me racontait les rencontres qu’il avait eues avec les grandes personnalités du monde du sport pendant sa belle et longue carrière médiatique.

Il me parlait avec passion de football, mais surtout de hockey avec un «h» bien prononcé. Les anecdotes se succédaient pour chacun des sujets que nous abordions.

Fier, il me racontait entre autres de quelle façon il avait obtenu le scoop de l’échange de Michel Bergeron aux Rangers de New York, en 1987.

À ce moment, il était l’un des rares possédant un téléphone cellulaire dans son véhicule. Il était alors «entré en ondes» avec son scoop et il évaluait que «le téléphone s’était payé sur ce coup».

Lors de ma rencontre avec lui, il avait toujours espoir que la maladie lui fasse une grâce et que sa vie puisse se prolonger encore quelque temps.

Dans une entrevue qu’il a accordée cette semaine à Pierre Jobin, de TVA Québec, il affirme maintenant qu’il «accepte son sort» depuis seulement quelques jours...

Je suis allé lui rendre visite à l’hôpital jeudi.

Je crois que «Big Mac» s’incline devant la merde que représente la maladie et qu’il devra rendre les armes dans un futur pas si lointain.

«Jusqu’à la fin»

J’écoutais celui qui signe ses blogues habituellement en écrivant «La vie est un combat» parler de «Mado» (Madeleine, sa femme) en se questionnant s’ils se reverront «après». C’est injuste de quitter ceux qu’on aime, «mais on passe tous par là (...)».

«Vivre au moment présent fait ralentir le temps», signe-t-il dans son blogue du 16 septembre dernier. M. Simoneau savoure actuellement la vie à fond la caisse.

Le conseiller municipal a l’intention de se rendre à la séance du conseil municipal de Québec le 2 avril. Il veut être là «jusqu’à la fin».

S’il a le courage de s’y rendre, j’aurai la gratitude et je me ferai un devoir d’être présent pour ce qui sera fort probablement l’une de ses dernières sorties publiques.

Je me souviendrai pour toujours de ma rencontre avec celui qui a nourri à sa façon la rivalité Montréal-Québec.

Si le Centre Bell contient son salon Jacques-Beauchamp, je suggère fortement que le nouvel amphithéâtre de Québec ait son salon Marc-Simoneau.

Je veux souhaiter bon courage à M. Simoneau, à sa femme, Madeleine, et à toute leur famille.

P.S. : tous les messages reçus à l’endroit de M. Simoneau lui seront acheminés.

 

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