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Les candidats plaident pour un Canada inclusif

Le dernier débat a été sans saveur

Les candidats plaident pour un Canada inclusif

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Le dernier débat impliquant les candidats à la direction du PLC ne passera certes pas à l’histoire.

«C’est un débat un peu plate, ils sont tous d’accord», a dit un militant. «On assiste à une petite valse», a lancé un autre.

La plupart des sympathisants libéraux interrogés par le Journal ont trouvé la rencontre un peu terne, à l’image de cette course.

Interrogés avant le début des échanges, nombreux hésitaient encore sur le choix de leur candidat.

«J’étais pour Marc Garneau, mais il s’est désisté», a déclaré le militant montréalais Malcolm Mclean. Je ne suis pas hostile à Justin Trudeau, mais je n’aime pas l’idée d’être le fils de quelqu’un pour avoir le pouvoir», a-t-il déclaré.

Une adolescente de 14 ans s’est dit elle aussi pour M. Garneau. «Trudeau n’est pas mon premier choix», a révélé Cassandra Heward.

«Martha Hall Findlay n’a pas peur de donner son opinion et Justin Trudeau est populaire, mais il n’a pas d’idées, c’est désolant», a déclaré un fonctionnaire fédéral indécis, ajoutant que Trudeau avait, selon lui, la meilleure équipe.

Les quatre femmes et les deux hommes en lice ont reconnu partager le même avis sur des sujets aussi variés que l’environnement, la justice, la jeunesse, le développement des régions ou l’éducation.

Conservateurs « déconnectés »

Tous ont fustigé le Parti conservateur pour sa politique «déconnectée des Canadiens».

Le débat a permis de constater que tous s’exprimaient assez bien en français.

«C’était un défi pour moi, c’est plus difficile de m’exprimer en français quand je suis nerveuse», a reconnu la candidate ontarienne, Karen McCrimmon.

Le candidat Martin Cauchon a été le premier à aborder la question de la place du Québec dans le Canada.

«Si on doit revenir au Québec, on devra en parler, ça ne veut pas dire qu’on doit rouvrir la question de la Constitution, je n’en suis pas là. On doit d’abord rassembler», a-t-il déclaré.

À maintes reprises, les candidats ont courtisé l’électorat québécois.

«Le Canada doit être inclusif. Depuis trop longtemps, on essaie d’acheter le Québec au lieu de discuter avec lui», a dit M. Trudeau.

Alliance avec le NPD

La deuxième question qui a retenu l’attention est celle d’un rapprochement du parti avec le NPD.

Joyce Murray, de la Colombie-Britannique, estime que la question doit être envisagée. Elle prône une alliance électorale avec le parti de Thomas Mulcair lors des prochaines élections.

Ce à quoi s’opposent vivement les autres candidats. «Une alliance avec le NPD serait dangereuse pour le PLC. Si on fait un pacte et que ça marche, c’est Thomas Mulcair qui sera élu», a indiqué Martha Hall Findlay.

Couronnement

Le parti semble se diriger vers le couronnement de Justin Trudeau. Selon plusieurs analystes politiques, le député de Papineau jouit d’une avance insurmontable pour ses adversaires.

La question est maintenant de savoir qui finira deuxième.

«Martha Hall Findlay et Justin Trudeau se sont bien démarqués [hier]», selon une militante qui n’avait pas encore fait son choix.

Le successeur de Michael Ignatieff à la tête du PLC sera connu le 14 avril. Au total, 140 000 militants seront appelés aux urnes.

 

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