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Un fer droit nommé Régis

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Je viens de terminer mon troisième tournoi sur le circuit de la LPGA et, encore une fois, j’ai mis de l’expérience en banque.

Je viens de terminer mon troisième tournoi sur le circuit de la LPGA et, encore une fois, j’ai mis de l’expérience en banque.

Ma fin de semaine s’est très bien déroulée. Le terrain de San Diego était fait pour moi. Il était montagneux, avec de l’herbe haute et des allées très étroites. Tout au long de la semaine, j’ai réussi à frapper des coups de fer précis, ce qui m’a permis d’avoir plusieurs belles chances pour l’oiselet. D’ailleurs, j’ai un nouvel ami dans mon sac qui m’a aidée dans cet aspect du jeu cette semaine : Régis, mon putter, nommé en l’honneur du maire de Québec. Juste le fait que le maire Labeaume travaille fort pour ramener les Nordiques à Québec me fait pencher de son côté.

En plus, mon bâton Régis, c’est une vraie machine! Je veux dire que dès mes premiers coups roulés, je me suis senti à l’aise et en confiance. Je peux affirmer sans détour que Régis et moi formons toute une équipe! Mon nouveau putter est un Scotty Cameron GoLo S. La face du putter étant plus lourde, cela m’aide à avoir un meilleur équilibre.

Même si j’ai bien aimé le terrain de San Diego, la marge d’erreur était très mince. On aurait dit que le surintendant avait brisé sa tondeuse, puisque le gazon était haut d’au moins cinq pouces à certains endroits.

Ceux qui ont regardé les pointages des golfeuses ont vu qu’ils étaient légèrement plus élevés qu’à l’habitude, mais c’est pour cette raison. À un moment donné, par exemple, au lieu de prendre un fer 6 ou 7, j’ai dû utiliser mon wedge afin de me sortir de l’herbe haute. Mes trois bogueys ont été une conséquence directe de l’état du terrain.

Comme à la maison

Il n’y a pas que Régis qui me fait sentir à la maison. Au sein du circuit de la LPGA, nous ne sommes que deux Québécoises, Maude-Aimée Leblanc et moi. Mais même si nous jouons aux États-Unis, nous avons beaucoup de supporteurs.

Je ne pensais jamais que les Québécois étaient aussi passionnés du golf. À San Diego, il m’est arrivé à quelques reprises de me faire saluer en français par des fans. On n’hésite pas non plus à nous interpeller afin de nous encourager ou de nous féliciter juste parce que j’ai un drapeau canadien sur mon sac de golf.

En passant, les Américains ont le sens du spectacle et l’annonceur de San Diego n’y fait pas exception. Lorsqu’il nous présentait au micro, avant le départ, il se prenait pour un annonceur de boxe à Las Vegas. Chaque fois, je souriais et ça faisait descendre la pression.

March Madness

Depuis la semaine dernière, la Terre a arrêté de tourner aux États-Unis, puisque le March Madness, le tournoi annuel de basketball universitaire américain (NCAA), a pris son envol. J’apprécie davantage ce tournoi, parce que l’équipe de mon université, les Cardinals de Louisville, est favorite pour tout gagner cette année. D’ailleurs, lorsqu’ils ont disputé leurs deux premiers matchs, j’ai porté du rouge afin de les encourager.

J’adore le basketball et, lorsque j’étudiais à Louisville, j’ai assisté à beaucoup de parties en direct. Mon équipe a eu deux parties relativement faciles (victoire de 79-48 sur North Carolina A&T et de 82-56 sur Colorado State) en lever de rideau. J’avoue que pendant ces deux matchs, je n’étais pas trop inquiète, mais au March Madness, tout peut arriver.

On s’en reparle d’ailleurs la semaine prochaine, puisque c’est loin d’être terminé.

— Propos recueillis par Simon Cliche

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