/sports/others
Navigation
Nage synchronisée

Début d’une nouvelle ère

Coup d'oeil sur cet article

«Le plus beau cadeau qu’elles pourraient me faire, ce serait de gagner une médaille à Rio en 2016.»

Marie-Pier Boudreau-Gagnon avait placé sa commande avant de quitter le Centre aquatique de Londres, le 10 août 2012, où les Canadiennes venaient de terminer au pied du podium de l’épreuve par équipe des Jeux olympiques. Une nouvelle ère venait de débuter pour l’équipe nationale de nage synchronisée.

Avec les départs de six Québécoises, dont les meneuses Élise Marcotte et Boudreau-Gagnon, la tâche de faire oublier les frustrations de cette quatrième position incombe maintenant à un groupe d’athlètes renouvelé. Reconstruction? «Je dirais plutôt restructuration», corrige Karine Thomas, l’une des trois athlètes de l’équipe de retour pour un nouveau cycle olympique.

Heureux mélange

De l’équipe de 12 nageuses qui participeront aux championnats mondiaux à Barcelone en juillet prochain, dont la composition sera dévoilée aujourd’hui à Québec, on ne se surprendra pas d’entendre les noms de Karine Thomas, Stéphanie Leclair et Chloé Isaac. Elles ont toutes trois participé à l’épreuve par équipe à Londres et il est déjà acquis que Thomas et Leclair s’élanceront dans le concours en duo aux prochains mondiaux, et Isaac à celui en solo.

Désormais, c’est autour de ce noyau que s’articule une équipe qui, en plus de l’entraîneuse-chef Julie Sauvé, a vu s’envoler l’expérience de Marcotte, Boudreau-Gagnon, Valérie Welsh, Jo-Annie Fortin, Stéphanie Durocher et Tracy Little.

«Les plus jeunes ont beaucoup à nous apporter, comme une nouvelle façon de voir les choses. Il faut voir qu’elles sont là pour le long terme, qu’elles apportent une belle énergie. On sent vraiment leur volonté. En retour, on peut leur apporter une éthique de travail. Avec tout ce qu’on a appris aux Jeux olympiques et à d’autres événements majeurs, on peut leur témoigner ce que ça représente en somme d’entraînement», observe Chloé Isaac.

Stratégie efficace

Cette relance profite de la stratégie adoptée par Synchro Canada, aux lendemain des Jeux olympiques de 2008 de Pékin. En regroupant ses équipes A et B à Montréal, la fédération nationale permet dorénavant à ses 24 meilleures athlètes d’évoluer dans un seul programme d’entraînement, ce qui facilite la transition de l’équipe de développement au niveau supérieur. C’est ainsi qu’a été formé le personnel des 13 membres de l’équipe nationale qui sera abaissé à 12 après les championnats canadiens qui se dérouleront à Québec, du 24 au 28 avril.

«Le fait d’avoir 24 filles dans un seul bassin qui ont toujours un lien avec les entraîneurs, on partait déjà avec une avance», estime Chloé Isaac.

«C’est durant la dernière année qu’on a pu apprécier les bénéfices d’avoir regroupé toutes les filles au même endroit», affirme Stéphanie Leclair.

Commentaires