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Dans l’arène

L’effervescence québécoise

L’effervescence québécoise
photo d’archives Le prochain mois sera important pour le Groupe Yvon Michel et Jean Pascal.

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Pour les pugilistes québécois d’élite, c’est maintenant ou jamais. Pas moins de cinq ­combattants fleurdelisés passeront sur les ondes de HBO, la chaîne la plus importante du monde de la boxe, d’ici juin. Du jamais vu.

Pour les pugilistes québécois d’élite, c’est maintenant ou jamais. Pas moins de cinq ­combattants fleurdelisés passeront sur les ondes de HBO, la chaîne la plus importante du monde de la boxe, d’ici juin. Du jamais vu.

Trois boxeurs du Groupe Yvon Michel (GYM), Antonin Décarie, Jean Pascal et Adonis Stevenson ; un représentant d’InterBox, Lucian Bute ; ainsi qu’un colosse représenté par la firme Eye of the Tiger Management, Bermane Stiverne tenteront d’épater la galerie au petit écran.

Stiverne (22-1-1, 20 K.-O.) et Décarie (27-1, 8 K.-O.) ouvriront le bal le 27 avril. Le premier fera face à l’Américain Chris Arreola (35-2, 30 K.-O.) dans un combat éliminatoire au titre WBC des poids lourds, à Ontario en Californie. Quant au second, il tentera de mettre la main sur la ceinture d’Argent WBC des mi-moyens (147 lb) contre l’Argentin Luis Carlos Abregu (34-1, 28 K.-O.), dans un stade de soccer plein à craquer, à Buenos Aires.

Les deux duels seront présentés en préliminaire au combat de championnat du monde The Ring et WBC des poids moyens entre l’Argentin Sergio Martinez et ­l’Anglais Martin Murray.

«C’est un programme triple. HBO présentera le combat entre Bermane Stiverne et Chris Arreola avant les affrontements Décarie-Abregu et Martinez-Murray», a ­expliqué le promoteur Yvon Michel.

«Deux Québécois sur une même émission d’HBO... c’est gros et du jamais vu pour la boxe québécoise!», a-t-il ajouté.

Après cette première, l’action se ­déplacera au Centre Bell, le 25 mai, pour l’une des rencontres les plus attendues de ­l’histoire du sport au Québec. Les anciens champions mondiaux Jean Pascal (27-2-1, 16 K.-O.) et Lucian Bute (31-1, 14 K.-O.) croiseront enfin les gants. Même si les couronnes WBC Diamant (une couronne symbolique conçue pour les combats de prestige) et NABF (titre nord-américain) seront à l’enjeu, les deux hommes se battront ­davantage pour l’honneur de revendiquer sa suprématie à titre de boxeur par excellence de la Belle Province.

Pascal mène deux à zéro sur InterBox grâce à ses deux gains sur Adrian Diaconu. Il y a fort à parier que Bute voudra mettre la gomme afin de venger son compatriote roumain et son clan, par la même occasion.

Stevenson contre Dawson

Enfin, la cerise sur le gâteau revient à Adonis Stevenson (20-1, 17 K.-O.). Le ­cogneur longueuillois montera chez les mi-lourds (175 lb) afin de défier le champion The Ring et WBC de la catégorie, l’Américain Chad Dawson (31-2, 17 K.-O.), le 8 juin, dans l’enceinte des Canadiens de Montréal. Une victoire lancerait «Superman» dans la stratosphère... et lui permettrait de compter les billets.

Avec les confrontations Pascal-Bute et Stevenson-Dawson, HBO se déplacera à Montréal à deux reprises en trois ­semaines. On peut maintenant dire sans se tromper que la métropole est devenue une «capitale de la boxe».

La question est maintenant de savoir combien de victoires nos représentants remporteront devant les caméras du ­prestigieux diffuseur.

L'uppercut
J’ai bien aimé la performance de l’Américain Terence ­Crawford, en sous-carte du ­combat ­revanche entre Brandon Rios et Mike Alvarado. Appelé en relève à seulement trois jours d’avis pour affronter un ­rival considérablement plus lourd, Crawford a tout de même complètement dominé les 10 rounds de son ­affrontement contre le Colombien Breidis Prescott, en route vers un gain par décision unanime.
Le coup bas
Plusieurs ont qualifié le dernier rival de Lucian Bute, le Russe ­Denis Grachev, de boxeur médiocre. Pourtant, dans le cadre du tournoi Million Dollar Super Four, samedi à ­Monaco, Grachev a pris la mesure du Hongrois Zsolt ­Erdei, un ex-champion du monde de deux ­catégories de poids, ­invaincu de surcroît. ­Certains ­auraient-ils sous-estimé le calibre de Grachev?
1 683
Brandon Rios et Mike Alvarado se sont lancé pas moins de 1 683 coups au cours des 12 rounds de leur ­combat revanche, samedi à Las ­Vegas. Alvarado, vainqueur par ­décision unanime, a eu un léger avantage au niveau des coups lancés (860 à 823) et des coups ­portés (261 à 241).
Un mélange
explosif
Le premier choc entre les ­gladiateurs américains Brandon Rios et Mike Alvarado, le 13 octobre 2012 à Carson, en Californie, était violent. Malgré les attentes élevées, la seconde rencontre a ­livré tout autant la marchandise, samedi à Las Vegas.
Si Rios a utilisé son style agressif pour s'imposer par T.-K.-O. au septième round la première fois, Alvarado a su s'adapter pour remporter une décision unanime lors du deuxième tome d'une série de duels qui ­pourraient s'étirer.
«Quelle bataille! Le boxeur qui a su s'adapter a remporté le duel, a analysé Yvon Michel. Alvarado est un peu plus mature. Ça m'a fait penser au combat entre Carl Froch et Jean Pascal. Froch avait alors un peu plus de maturité. Après six rounds serrés, il a ­décidé de boxer au lieu de se ­bagarrer pour l'emporter.»
«Je suis aussi d'accord avec le patron de Top Rank, Bob Arum. Un troisième affrontement entre Rios et Alvarado doit se faire, mais pas nécessairement tout de suite. Ils peuvent prendre d'autres duels entretemps... on parle d'ailleurs d’un face-à-face entre Rios et Manny Pacquiao.»
Par ailleurs, il semble qu’HBO ne soit pas trop affecté de sa rixe avec le groupe californien ­Golden Boy Promotions. Rappelons que ces derniers ne font maintenant affaire qu’avec le ­réseau Showtime. «HBO donne les meilleurs combats depuis ce temps, a avancé Yvon Michel. On a pu le voir avec la bagarre entre Timothy Bradley et Ruslan ­Provodnikov, ainsi qu’avec la ­revanche Rios-Alvarado.»
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