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Biz aime sa langue

Biz aime sa langue
photo le journal de montréal, CHANTAL POIRIEr L’auteur-compositeur défend le français avec passion et rigueur.

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 «Des émissions comme La Voix font beaucoup plus pour le français au Québec que des fonctionnaires maladroits de l’Office de la langue française», nous dit Biz, porte-parole du spectacle J’aime ma langue dans ta bouche.

Ce spectacle-marathon de huit heures se veut un rassemblement où une quarantaine d’artistes monteront sur la scène du Lion d’or pour célébrer notre langue. Du nombre, Isabelle Blais, Lynda Johnson, Gilles Bélanger, et aussi, des immigrants qui ont appris le français.

L’espoir

À propos de ces derniers, le porte-parole de l’événement, Biz, dit être toujours ému de les voir parler, défendre, et aussi chanter notre langue: «Ça donne espoir». Il a ainsi parlé des candidats de La Voix comme Maria Janice Galvez, originaire des Philippines et qui parle français seulement depuis un an et demi, qui a eu le courage et l’envie d’interpréter de grandes chansons, dont Un peu plus haut de Jean-Pierre Ferland.

«Ça me touche énormément, ça m’émeut au bord des larmes. Parce qu’il faut aussi le dire, c’est une langue difficile à apprendre, plus difficile que l’anglais. Quand les immigrants et les Anglais disent que c’est difficile et que ça les décourage, je les comprends.»

Celui qui a été professeur d’expression orale à Star Académie ajoute: «Donc quand je les vois qui chantent cette langue-là, avec toutes leurs tripes et qui y mettent tout leur cœur, je trouve ça extrêmement émouvant».

L’exemple américain

 En entrevue, le chanteur de Loco Locass a partagé ses craintes de voir sa langue perdre des plumes au profit de l’anglais: «Je ne suis pas le seul qui le dit. À Tout le monde en parle, Adam Cohen, qui est limpide sur cette question-là, a répondu sans aucune hésitation que le français recule assurément à Montréal. Donc ce n’est pas juste moi et la Société Saint-Jean-Baptiste qui sommes paranos et qui essayons de faire peur au monde».

À tous les détracteurs de la loi 101 et des futures lois que le Québec pourrait adopter pour protéger le français, Biz prend comme exemple nos voisins du Sud qui ont eux aussi des lois linguistiques dans quelques États: «Des lois linguistiques, il y en a même aux États-Unis, dont en Arizona et en Floride. Parce qu’ils sont confrontés à la montée de l’immigration sud-américaine qui parle espagnol et donc, dans certains États, ils ont décrété que la langue officielle était l’anglais.»

Il poursuit: «Si les Américains ont besoin de protéger l’anglais, à plus forte raison les Québécois ont besoin de le faire avec le français.»

Opération séduction

 Le spectacle présenté samedi n’en sera pas un politique. C’est réellement un rassemblement culturel où la langue française sera célébrée. Le porte-parole de cette deuxième édition compare le spectacle à une conjointe de longue date que nous avons trop longtemps négligé et que nous retenterons de reconquérir au Lion d’or.

«Et c’est rare que je fasse ça, mais je fais vraiment une invitation sincère à tous ceux qui disent qu’on n’a pas besoin de resserrer la loi 101 et qu’il nous faut plutôt des mesures incitatives. Et bien, lorsqu’il y en a, soutenez-les. Le spectacle en est une mesure incitative au français, donc j’espère que des libéraux, des caquistes et des anglophones seront là.»


  • Le spectacle marathon J’aime ma langue dans ta bouche est présenté ce samedi de 14 h à 18 h et de 20 h à minuit au cabaret Le Lion d’or.
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