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LNH et NBA : deux mondes

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Si vous vous demandez ce qui se passe derrière les portes closes de la voûte de la LNH, vous n’êtes pas le seul.

Si vous vous demandez ce qui se passe derrière les portes closes de la voûte de la LNH, vous n’êtes pas le seul.

D’ailleurs, peu de gens savent ce qui se trame dans ce country club. Je crois même que des membres dudit boys club ne sont pas au courant de tout.

On raconte que certains propriétaires sont plus influents que d’autres auprès du commissaire. D’un autre côté, il ne faut pas croire non plus qu’ils endossent tous les projets ou toutes les décisions du commissaire.

Lors du lock-out de 2004, Gary Bettman avait pris soin de faire passer un règlement à l’effet qu’il n’a besoin que de l’appui de 8 des 30 propriétaires pour prendre des décisions.

C’est donc un peu plus du quart du boys club qui décide, même si les trois quarts sont en complet désaccord.

Est-ce que cette règle s’applique aussi concernant l’avenir des Coyotes? On peut très bien croire ou imaginer que c’est le cas.

Même si 21 propriétaires ne veulent plus des Coyotes à l’endroit où ils sont actuellement, seuls Gary et ses «proches collaborateurs» ont la mainmise sur ce qui se trame dans la LNH.

N’oublions pas que la LNH tient en haleine plusieurs instances dans le cadre de la saga des Coyotes. Ces instances, qui sont toutes tributaires de la LNH, attendent un dénouement sans trop savoir ce qui se passera.

Que ce soit la Ville de Glendale, les employés et le personnel administratif de l’équipe, les joueurs, les investisseurs potentiels, ils nagent tous dans le néant depuis près de 48 mois!

La NBA, c’est autrement

De son côté, la NBA, elle, fait les choses tout autrement.

Prenons l’exemple des faits nouveaux entourant l’avenir des Kings de Sacramento. La pérennité de la franchise en question est incertaine.

Sacramento devra se doter d’un nouvel amphithéâtre (exigence de la ligue) et trouver de nouveaux investisseurs dans le but de conserver l’équipe dans cette ville, car la famille Maloof (propriétaire des Kings) veut vendre.

En janvier dernier, un groupe de Seattle mené par Chris Hansen a d’ailleurs fait une offre d’achat à la famille Maloof dans le but de déménager la franchise à Seattle.

Le maire de Sacramento a alors réagi promptement en formant un groupe d’investisseurs pour conserver l’équipe dans sa ville et plancher sur un projet de construction d’amphithéâtre.

La NBA se retrouve donc avec deux villes et deux groupes qui s’arrachent actuellement les Kings.

Pour la cause, la ligue a tenu mercredi dernier, à New York, une rencontre impliquant tous les propriétaires des équipes et le commissaire David Stern.

Sans cachette, cette rencontre a été médiatisée à grand déploiement. Pour l’occasion, les deux groupes ont eu la chance de présenter leurs projets, y compris leurs projets de construction d’un amphithéâtre et leurs plans d’affaires dans leurs villes respectives.

En somme, la transparence est au cœur des préoccupations de la NBA, ce qui n’est pas toujours le cas au sein de la LNH.

En catimini

Quelles sont les raisons pour lesquelles Greg Jamison n’a pu mettre la main sur les Coyotes alors que Bettman nous disait le 8 mai 2012 que c’était une question de semaines? Il avait pourtant une «entente Cendrillon» sur la table de la part de Glendale.

Au fait, que se passe-t-il avec George Gosbee, Anthony Leblanc et Darin Pastor? Ils ont tous manifesté dans les derniers jours leur intérêt à l’endroit des Coyotes. J’imagine qu’on continue d’évoluer en catimini et qu’on laisse tout le monde dans le brouillard!

Pas surprenant que ça dure depuis quatre ans...

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