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CPE

Le coût pourrait grimper

La ministre de la Famille, Nicole Léger, étudiera la question

Nicole Léger
© Les archives Stevens LeBlanc La ministre de la Famille, Nicole Léger

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Le gouvernement Marois envisage le dégel des tarifs de garde en lançant un chantier sur le financement du réseau des centres de la petite enfance.

Le gouvernement Marois envisage le dégel des tarifs de garde en lançant un chantier sur le financement du réseau des centres de la petite enfance.

Madame Léger a concédé que les «modalités de financement que nous avons présentement demandent d’avoir une meilleure pérennité et une meilleure optimisation». «J’accepte de relancer ce chantier, qui était inactif, et de le relancer pour revoir ça», a-t-elle dit.

L’Association québécoise des CPE (AQCPE) a par ailleurs confirmé au Journal que l’indexation des tarifs de garde sera sur la table.

La création de ce chantier devenait nécessaire à la suite d’une entente temporaire entre l’AQCPE et Québec, qui mettait fin à un long bras de fer. Le ministère de la Famille a annoncé, jeudi soir, qu’il reculait sur l’imposition d’un nouveau barème de financement pour les enfants de 4 ans.

Un sparadrap

Cette mesure, qui devait être récurrente, aurait fait épargner plus de 20 millions annuellement au trésor québécois. En échange, le gouvernement puisera 31 millions, cette année, dans les surplus des CPE, qui totalisent 222 millions. «Tout est pris dans les surplus», a souligné Nicole Léger.

La ministre, tout comme l’AQCPE, reconnaît qu’il s’agit d’une mesure temporaire. Ce sparadrap viendra à échéance l’an prochain.

«Le problème peut se reposer l'année prochaine. Ça fait qu'il va falloir revoir l'année prochaine qu'est-ce qu'il en est. C'est pour ça qu'on fait ce chantier-là, pour voir d'autres mesures possibles», a soutenu Nicole Léger.

Urgence d’agir

«C’est ce qui explique l’urgence d’agir et ce pourquoi nous voulons des solutions rapidement d’ici quelques semaines», a expliqué, de son côté, Hélène Gosselin, présidente de l’AQCPE.

«On s’est entendu pour revoir en entier les problématiques du financement. Rien n’est écarté», a souligné cette dernière, ajoutant qu’elle «part vraiment avec l’intention de revoir l’ensemble de la question».

En campagne électorale, Pauline Marois avait pourtant déclaré qu’elle «n’avait pas l’intention» d’augmenter les tarifs des garderies à 7 $.

Le travail de Nicole Léger n’est pas terminé. Elle doit toujours extirper 14,9 millions aux garderies privées pour atteindre la commande fixée par le Conseil du trésor. Elle a d’ailleurs une rencontre à ce sujet ce matin.

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