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Crime | Cellulaires

Les voleurs font le plein

La création d’un registre d’ici septembre pour s’attaquer au marché noir provoque une hausse des vols

Les voleurs font le plein
Photo Agence QMI, Martin Alarie Les vols comme celui commis à la boutique Telus du boulevard des Laurentides, à Laval, le 15 mars dernier, sont de plus en plus fréquents sur la Rive-Nord de Montréal.

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De nouvelles mesures qui rendront bientôt plus difficile l’utilisation de cellulaires volés font craindre le pire aux criminels. Résultat: les malfaiteurs semblent s’empresser de faire le plein de téléphones et les vols dans des commerces se multiplient.

De nouvelles mesures qui rendront bientôt plus difficile l’utilisation de cellulaires volés font craindre le pire aux criminels. Résultat: les malfaiteurs semblent s’empresser de faire le plein de téléphones et les vols dans des commerces se multiplient.

«Nous avons eu plusieurs vols dans des commerces de téléphonie cellulaire dernièrement», dit le lieutenant Mario Beaudoin, de la police de Laval.

Plusieurs services de police de la Rive-Nord de Montréal rapportent aussi une hausse de vols de cellulaires. Une source policière va même jusqu’à lier cette hausse à l’annonce de l’Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS).

D’ici la fin de septembre, cette association veut instaurer un registre commun des numéros de série des cellulaires volés de l’ensemble des réseaux. Cette «liste noire» rendra impossible l’activation de tous les cellulaires volés qui n’ont pas encore été activés. Les États-Unis devraient même emboîter le pas du Canada d’ici la fin novembre.

Pour le président de l’ACTS, Bernard Lord, la perte ou le vol d’un appareil sans fil est un inconvénient dispendieux pour le consommateur.

«Après avoir mené une étude exhaustive, l’industrie canadienne du sans-fil annonce ce qu’elle considère être la meilleure solution pour aider à protéger les Canadiens contre le vol de cellulaires», dit-il.

Ce registre obligera donc les distributeurs à vérifier les numéros de série pour activer tous les téléphones. Si un numéro est déclaré volé, l’activation sera alors impossible. Cette procédure n’est présentement pas obligatoire. Un téléphone, même s’il est volé, peut être activé. Ceux qui le seront avant la mise en activation d’un registre resteront toutefois actifs.

Un marché noir très lucratif

Les voleurs semblent donc profiter de la période qui précède l’application de ce registre pour «faire une passe d’argent», indique anonymement un enquêteur. En effet, le prix des téléphones cellulaires sur le marché actuel est alléchant.

Depuis l’arrivée des iPhone 5 sur le marché, les prix ont augmenté, mentionne Mélanie Bélanger, la vice-présidente de Technicomm, une compagnie spécialisée en téléphonie cellulaire.

«Neuf, un iPhone 5 se vend autour de 840 $, dit-elle. Ce prix les rend plus intéressants. Il y a des acheteurs qui ne se sentent pas coupables d’acheter du matériel volé, mais moins cher.»

Steve Hajjar, un technicien en téléphonie cellulaire, voit le registre d’un bon œil pour la sécurité. Il remarque toutefois que cette technique sera efficace seulement s’il concerne aussi la carte SIM, soit la puce permettant l’activation d’une ligne cellulaire. À son avis, tous les distributeurs devraient obligatoirement vérifier les numéros de série des cellulaires qui seront liés aux cartes SIM vendues.

Présentement, on peut se procurer une carte SIM en se présentant dans toutes les boutiques de téléphonie cellulaire, sans l’appareil ni vérification.

Mélanie Bélanger
Technicomm
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