/sports/fighting
Navigation
Dans l’arène

Prise deux pour DécarIe

Prise deux pour décarIe
photo d’archives Antonin Décarie en a surpris plus d’un lors de son récent combat face à Shamone Alvarez.

Coup d'oeil sur cet article

Antonin Décarie avait surpris bien des gens lors de sa première prestation sur les ondes du réseau HBO, le 29 septembre dernier au Connecticut.

Antonin Décarie avait surpris bien des gens lors de sa première prestation sur les ondes du réseau HBO, le 29 septembre dernier au Connecticut.

Reconnu davantage pour sa défensive que pour sa puissance, le boxeur souvent comparé à Éric Lucas avait alors livré une véritable leçon de boxe à l’Américain Alex Perez avant d'arrêter ce dernier de manière brutale, à la surprise générale.

En fait, depuis 2011, le père de famille âgé de 30 ans ne cesse de progresser. Shamone Alvarez, Victor Lupo et Alex Perez, ses trois derniers adversaires, ont tous reçu des corrections magistrales.

« Antonin se connaît très bien. Il est très bon à l’intérieur de ses capacités. Il décortique bien ses rivaux et il n’essaie pas de faire des trucs qu’il ne sait pas faire, a analysé le promoteur Yvon Michel. Il ne faut jamais se mettre de limites dans la boxe. Après tout, on ne s’attendait pas à ce qu’Éric Lucas devienne champion du monde. Il faut y croire et Antonin pousse la machine à fond de train dans ce but. »

Deuxième combat sur HBO

Pour sa deuxième présence devant les caméras du réseau HBO, le 27 avril à Buenos Aires, Décarie (27-1, 8 K.O.) montera une autre marche. Il affrontera le combattant le plus coriace et le plus fort physiquement de toute sa carrière, l’Argentin Luis Carlos Abregu (34-1, 28 K.O.).

De plus, le protégé du Groupe Yvon Michel (GYM) devra livrer la marchandise devant plus de 40 000 spectateurs, dans un stade de foot bondé, à l’autre bout du continent.

« Ça rajoute de la crédibilité de se battre là-bas, a avancé Décarie. J’ai les atouts mentaux et physiques pour l’emporter. Abregu ne pourra rien faire. Et pour m’assurer d’être en bonne forme en sortant de l’avion (12 longues heures de vol), le docteur Fontaine m’a prescrit quelque chose qui aide les skieurs en décalage horaire. Et je ferai un jogging en arrivant, question d’éliminer les toxines. »

Car pour ce qui est du jogging, des sprints et des exercices cardiovasculaires, Antonin Décarie est le champion incontesté chez GYM. Pour m’être entraîné en sa compagnie lors de mon camp d’entraînement (au début de l’année), je peux vous confirmer que vous aurez à vous lever de bonne heure si vous comptez le suivre.

« Aucun de mes autres gars ne peut le rattraper présentement », m’a glissé à l’oreille l’entraîneur Marc Ramsay.

L'uppercut
Les poids mi-moyens Antonin Décarie et Kevin Bizier sont bien estimés par les organismes de sanction et par les réseaux de télé américains. Décarie tentera de mettre la main sur la ceinture d’Argent WBC le 27 avril en Argentine, alors que Bizier vient d’obtenir une invitation afin de combattre pour le titre mondial IBF, le 18 mai à Atlantic City. Chose certaine, avec de gros duels à venir pour Jean Pascal, Lucian Bute, Adonis Stevenson et Bermane Stiverne, en plus des récents développements pour Décarie et Bizier, la boxe québécoise est en santé. Bravo et bonne chance!
Le coup bas
Nonito Donaire a prétexté une sérieuse blessure à l’épaule, en guise d’excuse, après avoir été battu aux points (et aux poings!) par Guillermo Rigondeaux, samedi soir à New York. Curieusement, même son promoteur, Bob Arum, ignorait l’existence de sa supposée blessure... Par ailleurs, le juge John Stewart (pointage serré de 114-113 pour Rigondeaux) a clairement manqué le bateau dans ce choc. Selon mon jugement, le Cubain avait remporté 10 des 12 rounds de l’affrontement.
67
et 44
Qui gagnera samedi, au Alamadome de San Antonio, entre le Mexicain Saul «Canelo» Alvarez (41-0-1, 30 K.-O.) et l’Américain Austin Trout (26-0, 14 K.-O.) ? Ces deux champions n’ont toujours pas subi de défaite en 68 duels professionnels. Je m’attends à voir Alvarez remporter une décision très serrée dans ce combat d’unification des titres WBC et WBA des poids super-mi-moyens (154 lb).
Rigondeaux,
comme Mayweather
Le Cubain Guillermo «El Chacal» Rigondeaux est un talent pur. Dans une performance phénoménale, samedi au Radio City Music Hall de New York, Rigondeaux (12-0, 8 K.-O.) a pris la mesure du Philippin Nonito Donaire (31-2, 20 K.-O.) par décision unanime afin d’unifier les titres The Ring, WBA et WBO des poids super-coqs (122 lb).
«Rigondeaux a le talent d’un Mayweather, même s’il n’obtient pas le même succès puisqu’il est déjà vieux (il a 32 ans), a analysé Yvon Michel. Il a démontré dans ce combat ce que je croyais qu’il valait quand il est passé chez les professionnels.»
Double médaillé d’or olympique (2000 et 2004), Rigondeaux faisait pourtant face à un gladiateur classé dans les meilleurs combattants livre pour livre de la planète chez les pros en Donaire.
Il a tout de même facilement dominé l’affrontement. Outre une chute au tapis au 10e assaut, le gaucher entraîné par Pedro Diaz a remporté la majorité des rounds. Il est même passé à un poil d’arrêter son rival à la 12e reprise, gracieuseté de sa puissante et précise main gauche.
Commentaires