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« Auguste Lemieux, victime de cannibalisme »

Cannibal
Photo Jean Tremblay, collaboration spéciale Ghislain Gagnon s’est toujours intéressé à ce qui serait le premier cas de cannibalisme répertorié au Canada. Il possède une copie de la déposition du principal suspect dans ce dossier mystérieux.

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Ghislain Gagnon, fondateur du Zoo sauvage et historien à ses heures, est maintenant convaincu que le guide Auguste Lemieux a finalement été victime de cannibalisme au poste de traite Chamouchouane, en 1908. Un mystère qui n’a pas encore été élucidé, mais auquel il s’intéresse depuis 1973.

Ghislain Gagnon, fondateur du Zoo sauvage et historien à ses heures, est maintenant convaincu que le guide Auguste Lemieux a finalement été victime de cannibalisme au poste de traite Chamouchouane, en 1908. Un mystère qui n’a pas encore été élucidé, mais auquel il s’intéresse depuis 1973.

L’été dernier, il a reçu la visite de Josie-Anne Lemieux, qui tente de mieux comprendre ce qui est arrivé à son arrière-grand-père Auguste Lemieux. Étudiante à la maîtrise en cinéma à l’Université Concordia, elle a profité de ses études pour produire un court métrage sur l’assassinat de son ancêtre.

Au Lac-Saint-Jean, l’étudiante a rencontré plusieurs personnes qui connaissaient cette histoire. Mais celui qui pouvait lui livrer le plus d’informations sur ce mystère non résolu fut de loin Ghislain Gagnon.

«Je l’ai amené au poste Chamouchouane. Nous nous sommes rendus à l’endroit exact où il fut enterré après qu’on ait découvert son corps décapité avec des traces évidentes de cannibalisme», raconte Ghislain Gagnon en montrant des photocopies de photos d’époque prouvant ce qu’il avance.

Mort tragique

Cette histoire invraisemblable a débuté en 1907. Joseph Grasset, de Roberval, qui faisait partie du voyage avec Auguste Lemieux, un guide pour les chasseurs et les touristes, raconte dans sa déposition en 1908: «Nous sommes partis avec quatre mois de provisions pour ce qui fut notre dernier voyage le 5 septembre 1907 et nous devions revenir à la fin de décembre 1907. Le 20 septembre, nous sommes arrivés au lac Chamouchouane.»

On n’a plus jamais eu de nouvelles d’Auguste Lemieux, dont les restes du corps décapité furent retrouvés au printemps 1908 flottant sur le lac Chamouchouane.

Corps dépecé

Joseph Grasset, qui avait été dans l’obligation de laisser Auguste Lemieux en décembre 1907 pour se rendre à un autre endroit dans le Nord-du-Québec, ne l’a plus jamais revu.

Il fut l’un des principaux témoins dans l’enquête qui s’en est suivie, mais il n’a jamais été accusé du meurtre de son compagnon.

«Je me suis toujours intéressé à cette histoire et je conserve un dossier complet des archives de l’époque. On ne pourra jamais certifier qu’il fut victime de cannibalisme, mais les marques de dépeçage qu’il avait sur le corps et certaines parties manquantes ne laissent aucun doute sur ce drame. J’en doutais... maintenant j’en suis convaincu», conclut Ghislain Gagnon.

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