/sports/fighting
Navigation

La dureté du mental

La dureté du mental
photo agence QMI, DIDIER DEBUSSCHèRE Lucian Bute travaille beaucoup sur l’aspect mental de la boxe à son camp en Floride.

Coup d'oeil sur cet article

Marc Messier, avec son personnage de Bob Chicoine dans le film Les Boys, y allait d’un hilarant discours de motivation sur la dureté du mental.

Marc Messier, avec son personnage de Bob Chicoine dans le film Les Boys, y allait d’un hilarant discours de motivation sur la dureté du mental.

Cette semaine lors des entrevues médiatiques depuis son camp d’entraînement floridien, Lucian Bute a mentionné maintenant compter sur l’aide d’un psychologue sportif. Je crois qu’il s’agit d’une très bonne idée. Il aura besoin d’un Bob Chicoine s’il compte venir à bout de Jean Pascal. Il devra démontrer qu’il a en lui la dureté du mental.

Il ne faut pas se le cacher, Le Tombeur n’était que l’ombre de lui-même dans 11 des 12 rounds de son combat de retour contre le Russe Denis Grachev, le 3 novembre dernier au Centre Bell. J’ai pu percevoir le Lucian d’antan, confiant en ses habiletés, seulement au 12e assaut de ce duel.

Un revers aussi brutal que face à Carl Froch peut laisser des séquelles. Or, on a lancé Bute dans l’arène avec un fauve en Grachev, après sa dégelée, au lieu de lui envoyer un pugiliste peu coriace pour se refaire les dents et lui redonner confiance.

Pourtant, le choix de l’ex-champion de kickboxing à titre de rival pour Bute était vu comme une bonne blague au début. Depuis le gain de celui que l’on surnomme «Drago’s son» contre l’ancien champion du monde WBO des mi-lourds et WBC des lourds-légers, Zsolt Erdei, le 30 mars dernier, on connaît sa vraie valeur. L’entraîneur Stéphan Larouche a eu des couilles d’avoir choisi un tel dur à cuire pour le retour de son homme.

Un vrai bagarreur devant lui

Toutefois, le 25 mai au Centre Bell, Lucian Bute aura un vrai bagarreur devant lui en Jean Pascal. Un boxeur aussi encaisseur que Grachev, mais avec beaucoup plus d’explosivité et de vitesse. Et un gars qui peut se battre même s’il est sérieusement blessé.

Le gaucher natif de Pechea en Roumanie a d’ailleurs vu son compatriote Adrian Diaconu perdre à deux reprises devant le Lavallois d’origine haïtienne.

Le protégé du groupe InterBox a dit voir de nombreuses failles dans le jeu de son prochain adversaire. L’ex-champion du monde IBF des poids super-moyens (168 lb) compte également sur de solides atouts: il est gaucher, a l’énergie pour lancer des frappes durant 12 reprises...et il est explicitement plus habile qu’un Aleksy Kuziemski (dernière victime de Pascal).

Stéphan Larouche a déjà un plan bien établi en tête pour vaincre l’ancien champion du monde The Ring, WBC et IBO des mi-lourds (175 lb). Il connaît bien l’ennemi et il a préparé une recette toxique...mais quel coup de poing spécial sortira du chapeau de Lucian Bute? Et a-t-il chassé de sa tête la raclée subie contre Carl Froch? Réponse le 25 mai, dans l’enceinte du Canadien. On verra à ce moment si Lucian Bute a la dureté du mental.

L'uppercut
Le Québec sera bien représenté en fin de semaine, puisque deux pugilistes fleurdelisés combattront sur les ondes du réseau HBO, samedi. Antonin Décarie tentera de mettre la main sur le titre WBC d’Argent des mi-moyens face à l’Argentin Luis Carlos Abregu, à Buenos Aires, tandis que Bermane Stiverne essaiera de vaincre l’Américain Chris Arreola, en Californie.
Le coup bas
Il y a tellement d’action en boxe que le combat de championnat des poids mi-lourds de l’UFC entre les Américains Jon Jones et Chael Sonnen, présenté samedi à Newark, passe presque sous silence. Pourtant, avec tout ce qui sort de la bouche verbomotrice de Sonnen, il est impossible de rester de glace quand ce dernier est dans l’octogone!
39 247
Pas moins de 39 247 spectateurs ont assisté au combat de championnat du monde WBC et WBA des poids super-mi-moyens entre le Mexicain Saul « Canelo » Alvarez et l’Américain Austin Trout, samedi au Alamadome de San Antonio, au Texas.
« À seulement 22 ans, il démontre du sérieux dans sa carrière et on peut comprendre pourquoi les Mexicains l’aiment tant », a lancé le patron de GYM, Yvon Michel, impressionné par le pouvoir d’attraction de Canelo.
Le phénomène
« Canelo »
Il n’est âgé que de 22 ans et il est déjà la coqueluche des amateurs de boxe du Mexique. Rouquin, Saul « Canelo » Alvarez (42-0-1, 30 K.-O.) ne ressemble pourtant pas à un Mexicain typique.
Et samedi soir à San Antonio, il n’a pas non plus boxé à la Mexicaine afin de venir à bout du talentueux américain Austin Trout (26-1, 14 K.-O.), dans leur duel d’unification des titres mondiaux WBC et WBA des poids super-mi-moyens (154 lb).
« Canelo m’a impressionné. On le voyait uniquement comme un batailleur, mais il a démontré de la maturité pour son âge dans ce combat. Il n’a pas tenté de charger pour rien. Il a été félin et intelligent en défense contre un solide rival en Trout », a expliqué le promoteur Yvon Michel.
Alvarez s’est vu décerner une décision unanime après 12 rounds d’action, dans un choc très serré. Trout n’était pas le dernier venu, puisqu’il avait vaincu et détrôné l’ex-champion du monde Miguel Cotto lors de sa précédente sortie.
«Richard Schafer de Golden Boy Promotions trouvait ce combat risqué et ça a été chaud. Malgré tout, Alvarez a dicté l’allure du duel et a porté les coups avec le plus d’impact. La chute au tapis qu’il a enregistrée a aussi fait la différence», a avancé Yvon Michel.
Commentaires