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Marie Potvin — Il était trois fois... Manon, Suzie, Flavie

Trois femmes, trois histoires... un succès!

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Après avoir obtenu énormément de succès avec ses romans en format numérique, Marie Potvin, une romancière originaire de Vaudreuil, regroupe trois comédies romantiques en format papier, aux Éditions Goélette: Il était trois fois... Manon, Suzie, Flavie.

Après avoir obtenu énormément de succès avec ses romans en format numérique, Marie Potvin, une romancière originaire de Vaudreuil, regroupe trois comédies romantiques en format papier, aux Éditions Goélette: Il était trois fois... Manon, Suzie, Flavie.

Marie Potvin a déjà sa communauté de lectrices et s’est fait sa place dans le monde du numérique. La série Les héros, ça s’trompe jamais a d’ailleurs été considérée comme l’un des meilleurs livres de 2012 par Kobo et s’est retrouvée au sommet des palmarès des ventes numériques de Booken Store et dans le top livres français chez Archambault.

Trois comédies mettant en vedette Manon, Suzie et Flavie sont regroupées... et débutent par une journée de mai et un ascenseur en panne. Les trois femmes — très différentes les unes des autres — se rencontrent. Puis racontent leurs mésaventures, chacune se retrouvant d’abord en territoire hostile avant de tirer profit des aléas du quotidien.

Manon est propriétaire d’une maison à rénover au grand complet et compte sur son homme à tout faire pour réaliser son rêve. Lorsqu’il la plante là, elle doit vite trouver un autre plan. Suzie, une célibataire, est engagée comme cuisinière pour 12 prisonniers en réinsertion, au beau milieu des bois. Comment tirer profit de ce défi? Quant à Flavie... elle devra écouter son cœur et solutionner une guerre entre les frères Latour.

L’écriture en elle

Marie Potvin a eu beaucoup de plaisir à écrire ces trois comédies. «J’ai toujours écrit. Ça a toujours été en moi», fait-elle savoir en entrevue. En 2009, elle s’est vraiment assise pour faire un projet consistant et assidu. «J’ai commencé à écrire tous les jours à ce moment-là. J’avais commencé avec la saga qui est en numérique, Les héros ça s’trompe jamais, et je n’ai jamais arrêté par la suite», explique la gestionnaire en ressources humaines pour une entreprise du domaine de l’aéronautique.

Manon, Suzie et Flavie faisaient d’abord l’objet de trois livres. «J’essaie de me créer un monde où les personnages, sans nécessairement intervenir dans les histoires des autres, sont dans le même univers. Suzie est la sœur d’un personnage très important des Héros et apparaît dans les Héros. Pour regrouper ces trois livres, j’ai fait des scènes bonis où les trois filles se rencontrent, au début et à la fin. Il y a une synergie entre les trois filles», explique-t-elle.

Beaucoup de situations évoquées dans le livre sont tirées d’anecdotes réelles. «Je prends tout le temps des notes des commentaires que les gens font. J’ai vécu dix ans en rénovations; donc, j’ai beaucoup de notions de ce que c’est que vivre dans les rénovations et avoir une cuisine complètement détruite et attendre qu’elle soit reconstruite. J’ai vécu aussi en célibataire, dans la vingtaine. Je sais ce que c’est que d’essayer de tomber en amour, de se tromper, d’avoir des préjugés et d’avoir espoir.»

Il y a beaucoup d’observation, mais l’auteure fait remarquer qu’il y a aussi beaucoup de rêve. «Je n’irai pas seulement chercher la réalité... mon but, c’est de construire une histoire qui va nous tenir en haleine tout le long, mais finalement, c’est de la ‘’romance’’. Il y a un tango: on avance, on recule, l’amour-haine est proche tout le temps, il faut jouer avec le noir et le blanc, être le moins possible dans le gris... et il y a de l’humour à travers. Les filles font beaucoup d’autodérision: elles connaissent leurs défauts et leurs maladresses, mais apprennent à se valoriser à travers le regard du héros.

«J’ai essayé de faire de la ‘’romance’’ intelligente, d’aller chercher la psychologie du personnage. C’est écrit au je et au présent, donc on est dans la tête de la fille, qui travaille sur elle-même, qui a des pensées grotesques parfois, mais qui analyse la situation et tente de s’aligner dans la vie.»

Marie Potvin, Il était trois fois... Manon, Suzie, Flavie. Les Éditions Goélette, 456 pages.

 

Extrait

«Je suis perdue dans mes vieux souvenirs lorsque apparaît, dans un nuage de poussière, Patrick dans toute sa splendeur. On dirait une statue grecque avec ses cheveux ondulés, sa mâchoire forte et carrée, son nez aquilin, ses yeux gris acier et ses lèvres bien dessinées. Il avance au ralenti comme dans les films...

Je raconte n’importe quoi.

Il porte une casquette grise, un chandail trop large, gris aussi, avec un bermuda beige taché. Tout ça monté sur d’énormes bottes de travail à bouts d’acier. C’est vrai que son visage est beau, mais il a plus l’air d’un camionneur que d’un dieu grec.»

— Marie Potvin, Il était trois fois...

Manon, Suzie, Flavie

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