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La maternelle dès quatre ans

Les deux partis d’opposition favorables à l’orientation du gouvernement Marois

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© Les archives Agence QMI Un consensus se dessine à Québec pour ouvrir les classes de maternelle aux enfants de quatre ans, ainsi que le prône la ministre Marie Malavoy.

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Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois pourrait obtenir l’approbation des libéraux et de la CAQ pour adopter son projet d’ouvrir des classes de maternelle à plein temps à l’intention des enfants de quatre ans.

«Nous sommes ouverts à la proposition de la ministre (de l’Éducation Marie Malavoy)», a déclaré hier la députée libérale de Mille-Îles, Francine Charbonneau, à l’ouverture de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 23 qui vise à ouvrir des classes de maternelle à plein temps à des enfants âgés de 4 ans provenant de milieux défavorisés.

La députée caquiste de Montarville, Nathalie Roy, a dit elle aussi avoir un «préjugé favorable» envers l’intention du gouvernement.

La ministre Malavoy a rappelé qu’elle vise particulièrement les enfants qui ne fréquentent pas les services de garde jusqu’à leur arrivée à l’école. Ces élèves présentent d’importantes lacunes, a soulevé la ministre ajoutant que plusieurs études suggèrent que la maternelle quatre ans permet le dépistage d’enfants qui présentent des difficultés d’apprentissage.

Québec veut accueillir, dès septembre, 1242 enfants de quatre ans dans des classes de maternelle. La facture s’élèvera à 8,1 millions $. À terme, le gouvernement dépensera 20 millions par année pour accueillir 8 000 enfants.

« Le gros bon sens »

L’Association des commissions scolaires anglophones (ACSA), dont les composantes utilisent déjà des classes maternelles quatre ans à mi-temps et à temps complet, salue l’initiative du gouvernement. «Ça nous permet d’identifier les élèves qui ont des problèmes d’apprentissage et de comportement et de développer des plans d’intervention. En plus, nous disposons de deux ans pour le faire», a expliqué Mme Roma Medwid, directrice générale de la Commission scolaire English Montreal.

«C’est le gros bon sens», a renchéri le président de l’ACSA, David D’Aoust. Les parents préfèrent envoyer leurs enfants à l’école plutôt que dans un Centre de la petite enfance (CPE). «Pour les parents, le CPE n’est pas une option. Ils veulent une expérience scolaire pour leurs enfants», a précisé M. D’Aoust.

Un point de vue tout à fait opposé est provenu de deux enseignantes de maternelle qui demandent au gouvernement d’envoyer les enfants de quatre ans dans les CPE. «Notre formation initiale est déficiente sur le préscolaire (...) Celles qui ont une spécialité en petite enfance, ce sont les éducatrices de CPE. Elles ont étudié pendant trois ans pour les enfants en préscolaire», a plaidé la vice-présidente de l’Association d’éducation préscolaire, Danielle Jasmin.

L’Association québécoise des CPE est venue demander à la ministre de retirer son projet de loi, soutenant que les écoles ne sont pas les mieux placées pour accueillir des enfants de quatre ans.

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