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Entente après plus de 530 000 $ de frais

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Après plus de 530 000 $ de frais d’avocat, la Ville de Montréal s’entend à l’amiable avec son vérificateur général, qui accusait certains employés de la Ville d’avoir espionné illégalement ses courriels.

La Ville doit remettre à Jacques Bergeron tous les documents et communications qui avaient été copiés de sa boîte de courriel.

«Plusieurs milliers de dollars plus tard, s’exclame Louise Harel, chef de l’opposition officielle de la Ville de Montréal. Cette entente aurait dû avoir lieu il y a un an déjà.»

Selon Gonzalo Nunez, porte-parole de la Ville de Montréal, la facture d’avocats pour ce dossier s’élève à ce jour à 205 000 $.

Pour ce qui est du Bureau du vérificateur général de Montréal, la facture s’élevait déjà à 327 000 $ en juin 2011. Au moment de mettre sous presse, le bureau de M. Bergeron n’avait pas retourné l’appel concernant le montant actuel. Rappelons que la Ville devra payer cette facture à la suite d’une décision rendue par la juge Guylène Beaugé, de la Cour supérieure, en mars dernier.

« C’est la solution la meilleure »

Cette facture aurait pu être plus salée, c’est du moins ce que pense Projet Montréal.

«C’est la solution la meilleure pour Montréal, assure sa porte-parole, Catherine Maurice. C’est malheureux qu’il y ait des frais juridiques, mais cette entente empêche qu’il y en ait plus.»

Opinion partagée par la Ville de Montréal, qui considère que cet accord permet aux deux parties d’éviter des frais juridiques supplémentaires.

Ce litige durait depuis janvier 2011. M. Bergeron accusait le contrôleur général Pierre Reid, ainsi que les quatre fonctionnaires John Broderick, Yves Grimard, Michel Nantel et André Harel d’avoir espionné ses courriels pendant plusieurs mois en 2010.

La Ville a espionné le vérificateur général parce qu’elle le soupçonnait d’avoir commis certaines irrégularités dans le cadre de ses fonctions. Il aurait entre autres proposé à un journaliste de rédiger un article sur le transfert de la ligne éthique de la Ville.

M. Bergeron était aussi soupçonné d’avoir communiqué avec le Bureau de l'opposition officielle pour orchestrer une critique à l'égard de l'administration Tremblay.

Le maire à l’époque, Gérald Tremblay, avait admis que les courriels du vérificateur général et de l'ex-président du conseil municipal, Claude Dauphin, avaient été ouverts. La Ville prétendait alors que son contrôleur avait agi de bonne foi.

— Avec la collaboration de l’Agence QMI

 

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